Bruxelles réfléchit à une mention obligatoire de l'origine de la viande dans les plats préparés

Peu avant la réuinion des ministres européens concernés qui doit se tenir ce soir à Bruxelles, la Commission a fait savoir qu'elle réfléchissait à introduire une obligation de mentionner l'origine de la viande dans les plats cuisinés. Une priroité pour les professionnels de la filière viande en France. De son côté, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a indiqué que les résulats de l'enquête de la répression des fraudes seront présentés jeudi matin.

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Bruxelles réfléchit à une mention obligatoire de l'origine de la viande dans les plats préparés

Mentionner "le lieu d'origine pour les plats préparés? Oui, nous sommes en train d'y réfléchir", a déclaré mercredi 13 février le commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs, Tonio Borg, lors d'une conférence de presse. Dans l'affaire de la viande de cheval, "c'est une question d'étiquetage frauduleux: de la viande a été étiquetée comme étant du bœuf alors qu'il s'agit de cheval", a-t-il insisté.

Un revirement de la part de Bruxelles

Alors que la polémique prenait de l'ampleur lundi 11 février, Interbev (l'association des professionnels de la filière bétail et viande en France) avait réclamé que soit imposée sans attendre "l'indication obligatoire du pays d'origine de la viande" sur l'étiquette des produits cuisinés, tels les lasagnes ou les hachis parmentiers.

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Mais face à cette demande, la première réaction de la Commission européenne a été de juger cette mesure "prématurée". Tonjo Borg avait notamment avancé qu'il s'agissait avant tout d'un "problème de fraude", et non de traçabilité. En changeant son fusil d'épaule, le commissaire européen aurait ainsi répondu à l'exigence d'Interbev, qui s'était dit "indignée" ce mercredi par l'attentisme de Bruxelles.

Une manière également d'apaiser les tensions avant la réunion qui doit se tenir ce soir à Bruxelles avec les ministres européens concernés et alors que de plus en plus de pays se disent touchés par cette fraude.

Le ministre français délégué à l'agroalimentaire, Guillaume Garot a en tout cas fait de la traçabilité de la viande contenue dans les plats préparés son cheval de bataille. "Ce que nous voulons c'est que les consommateurs puissent être non seulement rassurés mais surtout informés sur l'origine des produits dans les plats préparés", a déclaré le ministre sur BFM TV. "Il faut que, au niveau européen, les choses soient modifiées et améliorées. C'est la position que défendra avec beaucoup de vigueur la France", a-t-il insisté.

Les résultats de l'enquête connus jeudi matin

De son côté, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, a indiqué à sa sortie du conseil des ministres que les résultats de l'enquête menée par la répression des fraudes seront présentés jeudi matin. La DGCCRF s'était vu confier cette mission afin de savoir en particulier comment de la viande de cheval a pu se retrouver dans des plats cuisinés surgelés étiquetés "au bœuf" et à quel moment la fraude, ou la négligence, a pu se produire.

Julien Bonnet

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