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Bruxelles ferme la porte à la voiture sans chauffeur

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La ville de Bruxelles renoncerait à un projet qui prévoyait la mise en place d'un service de voitures sans chauffeur. La raison ? La législation belge interdit actuellement à ce type de véhicules de circuler sur la voie publique. Cet exemple illustre la nécessaire adaptation du cadre juridique alors que les constructeurs multiplient les annonces sur leurs futures voitures autonomes.

Bruxelles ferme la porte à la voiture sans chauffeur © Citymobil

Alors que les constructeurs multiplient les annonces sur la sortie de leurs premieres voitures autonomes d'ici à 2020 pour la plupart, ce type de véhicules n'est pour le moment pas le bienvenue sur les routes européennes. La région de Bruxelles-Capitale vient aini de renoncer à un projet de voitures sans chauffeur, révèle ce vendredi 18 octobre le site d'information datanews. La raison ? La législation belge interdit actuellement à ce type de véhicules de circuler sur la voie publique.

Seule solution pour Bruxelles : placer un chauffeur derrière le volant des voitures à pilotage automatique. Mais faute d'avoir prévu cette dépense dans son budget, la capitale belge devrait renoncer à ce projet qui s'inscrit dans le cadre du projet européen CityMobility.

Un cadre législatif européen pas encore adapté

Les codes de la route de l'ensemble des pays européens précisent en effet que le conducteur doit posséder le contrôle total de son véhicule à n'importe quel moment. C'est le cas en France avec l'article R412-6, qui stipule que "tout véhicule en mouvement ou tout ensemble de véhicules en mouvement doit avoir un conducteur" et que "tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d'exécuter commodément et sans délai toutes les manoeuvres qui lui incombent".

Pour le moment, les constructeurs se contentent donc de proposer des systèmes d'assistance à la conduite plutôt que d'un réél mode de pilotage automatique. C'est le cas pour la dernière Mercedes Classe S, dotée d’une option "Stop & go pilot" qui permet au conducteur de lâcher le volant et les pédales en dessous de 30 km/h, sans pour autant relâcher son attention sur la route.

Les Etats-Unis, pays pionnier du véhicule autonome

Cependant, certains pays commencent à faire évoluer leur cadre législatif. Aux Etats-Unis, le Nevada, la Floride et la Californie autorisent les Google Car et autres concepts à circuler sur les routes et d'autres Etats devraient légaliser prochainement les véhicules autonomes.

Le Royaume-Uni s'apprêterait également à sauter le pas et une loi autorisant les véhicules sans conducteur pourrait être votée avant la fin 2013. Cependant, dans le cadre des tests, la présence d'un conducteur sera obligatoire et le ministère des Transports britannique n'envisage pas d'adoption généralisée des véhicules totalement autonomes au cours des 25 prochaines années. De quoi relativiser l'arrivée imminente des voitures sans pilote !

Julien Bonnet

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