Bruxelles débloque 500 millions d’euros pour répondre à la crise laitière

Pressée de répondre à la crise de l'élevage, notamment dans le secteur laitier, la Commission européenne a présenté un plan d’un montant de 500 millions d’euros, alliant des incitations à la réduction de la production et une politique d’aides par Etat.

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Bruxelles débloque 500 millions d’euros pour répondre à la crise laitière

Annoncée à plusieurs reprises, la réponse de la Commission européenne aux difficultés rencontrées par les agriculteurs, notamment dans le secteur laitier, a été officialisée lundi 18 juillet à l’issue du Conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne. 500 millions d’euros seront débloqués sous forme de deux enveloppes, l’une consacrée à des incitations à réduire la production laitière (150 millions d’euros) et l’autre à des aides, au moyen de subventions mises à disposition des Etats membres (350 millions d’euros).

La réduction de la production de lait constitue la priorité affichée par la Commission. Entre les mois de janvier et d’avril 2015 et les mois de janvier et d’avril 2016, la collecte européenne de lait a progressé de 5,6%. La collecte de lait a notamment gagné 16% aux Pays-Bas, 14,4% en Irlande, 8,2% en Pologne, 4,7% en Espagne 7,2% en Italie, 5,9% en Allemagne, 1,1% en France et 0,7% au Royaume-Uni lors de cette période. Précédemment, sur la seule année 2015, celle-ci s’était appréciée de 3,4 Mt (+2,3% par rapport à 2014).

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Le marché reste bouleversé par l’arrêt des quotas laitiers européens, intervenu le 1er avril 2015. Largement anticipé, il a conduit les producteurs à investir dans de nouvelles capacités de production, qu’il convient aujourd’hui de faire fonctionner malgré un prix du lait en berne (-18,8% entre janvier 2015 et juin 2016, dans l’Union européenne, pour 100 kg). Entre mai 2015 et mai 2016, la baisse est de 14%, moyennant de fortes différences selon les pays (de +2% en Finlande à -22% aux Pays-Bas).

Des mesures entre les mains des Etats membres

La seconde enveloppe proposée par la Commission européenne, d’un montant de 350 millions d’euros, sera répartie par chaque Etat membre, pour l’ensemble du secteur de l’élevage, selon des objectifs qu’ils devront fixer : méthodes de production extensives, soutien aux petites exploitations, projets de coopération, mesures supplémentaires de soutien de la réduction de la production… 49,9 millions d’euros seront alloués à la France, deuxième pays en termes de fonds derrière l’Allemagne (57,9 millions d’euros).

Ces mesures s’inscrivent dans un "Paquet de solidarité pour l’agriculture" qui comprend également une extension de la durée des aides au stockage privé de la poudre de lait et un rallongement de l’intervention publique pour le lait écrémé en poudre au-delà de la fin de la période initialement fixée au 30 septembre.

Un premier plan en septembre dernier

De précédentes mesures avaient également été prises par la Commission européenne en septembre 2015 (là aussi à travers une enveloppe de 500 millions d’euros pour l’agriculture) et en mars 2016, en autorisant un recours temporaire à l’article 222 de la Politique agricole commune, qui permet un retour partiel à la régulation de la production laitière en Europe.

Ces dernières semaines, plusieurs Etats membres avaient tenté de répondre, avec leurs moyens, à la crise laitière, en accélérant le versement de crédits (en France) ou en débloquant des fonds (en Allemagne).

Franck Stassi

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