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L'Usine de l'Energie

Bruxelles autorise la construction des deux EPR britanniques

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Après presque un an d'enquête, Bruxelles s’apprête à autoriser la construction par EDF de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point au Royaume-Uni. La commission européenne craignait que le projet ne bénéficie d'aides illégales d'Etat.

Bruxelles autorise la construction des deux EPR britanniques © Jef132 - Wikimedia commons - c.c.

Le long travail de négociations d'EDF et du Royaume-Uni, mené depuis près d'un an auprès de la Commission Européenne, a porté ses fruits.

Le 20 septembre, le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, a informé l'électricien français et le gouvernement britannique que le projet de construire deux EPR à Hinkley Point serait autorisé. Ce contrat de 19 milliards d'euros, financé à 50 % par EDF, de 30 à 40 % par les électriciens chinois CGN et CNNC et à 10 % par Areva (une première pour le groupe), était soupçonné par Bruxelles de bénéficier d'aides d'Etat illégales, susceptibles de créer une distorsion de concurrence.

En effet, en échange de la construction des deux unités, EDF a obtenu un tarif de rachat de 92,5 livres par MWh (environ le double du marché de gros) garanti sur trente-cinq ans. Cette somme sera ramenée à 89,50 livres par MWh si le Royaume-Uni décide de construire deux EPR supplémentaires à Sizewell.

26 % de commandes tricolores

Après une consultation finale, le feu vert définitif de Bruxelles est attendu pour mi-octobre. Succès pour le pays et EDF, c'est aussi une excellente nouvelle pour les filières nucléaires de part et d'autre de la Manche qui vont bénéficier d'importants contrats. La filière française devrait récupérer environ 26% des commandes des chantiers. Le reste sera essentiellement réservée à des entreprises britanniques.

Areva fournira des travaux d’ingénierie, de l’ensemble de la chaudière nucléaire et du système de contrôle-commande. Les pièces forgées proviendront en priorité de l’usine Areva du Creusot (Saône-et-Loire). Les deux cuves, les générateurs de vapeurs et les pressuriseurs sortiront des installations de Chalon-Saint-Marcel (Saône-et-Loire). Les pompes de refroidissement et les mécanismes de commandes de grappes sont confiés à Jeumont Solutions pour Pompes et Mécanismes (JSPM), une filiale d’Areva.
Bouygues, en partenariat avec l’anglais Laing O’Rourke, a été choisi pour le génie civil, un morceau de 2 milliards d’euros.

Quant à Alstom, désormais sous la houlette de GE, l'entreprise fournira sa puissante turbine Arabelle, qui équipe déjà l’EPR français et les deux exemplaires chinois.

Ludovic Dupin

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