Bruno Retailleau promeut la candidature d'entreprises locales au capital de STX

Pour le président (LR) du conseil régional des Pays de la Loire, la candidature de plusieurs entreprises locales à l'entrée de STX France devrait être envisagée sérieusement. Il demande à Bruno Le Maire d'examiner toutes les voies possibles dans le dossier des chantiers navals.

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Bruno Retailleau promeut la candidature d'entreprises locales au capital de STX

Les pouvoirs locaux ont bien l'intention de s'engouffrer dans la brèche ouverte par le gouvernement. Alors que l'Etat français a décidé de nationaliser temporairement STX France pour renégocier les termes de son rachat par l'italien Fincantieri, le président du Conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau, plaide pour une participation des entreprises locales. L'élu LR annonce, dans un communiqué publié jeudi 27 juillet, qu'un pool d’entreprises ligériennes est candidat à l’entrée au capital de STX, aux côtés des salariés.

"J’attends que le Gouvernement apporte toutes les garanties pour que nos intérêts soient protégés par le futur pacte d’actionnaires, écrit Bruno Retailleau. [...] L’une de ces garanties serait que le pool d’entreprises ligériennes qui vient de proposer sa candidature puisse entrer au capital, aux côtés des salariés et éventuellement de la Région. C’est pourquoi je demande à Bruno Le Maire d’être reçu avec les chefs d’entreprises ligériens dans les meilleurs délais, pour étudier les conditions de cette entrée au capital."

L'entrée au capital des sous-traitants et des salariés

Au micro de RMC ce vendredi, Bruno Retailleau s'est dit favorable à une entrée au capital des sous-traitants et des salariés, et indiqué qu'une vingtaine d'entreprises locales ont envoyé au ministre de l'Economie une lettre pour se proposer d'entrer au capital. Contacté par L'Usine Nouvelle, le Conseil régional des Pays de la Loire n'a pas souhaité indiquer quelles étaient ces entreprises.

Dans son communiqué, le président de région ne se montre pas favorable à la solution actuellement portée par l'Etat français, à savoir un partage à 50-50 du capital des chantiers navals entre la France et l'Italie. "50%, ce n’est pas la majorité mais c’est encore beaucoup et surtout c’est encore assez pour craindre que nos savoir-faire et nos emplois ne soient pas suffisamment défendus", écrit l'élu.

Du côté de Bercy, la solution italienne reste celle privilégiée. Le ministre de l'Economie doit se rendre mardi 1er août à Rome pour rencontrer le gouvernement italien et tenter de trouver un terrain d'entente. Paris veut obtenir deux garanties : le maintien des emplois sur le site de Saint-Nazaire même en cas de ralentissement de l’activité et le maintien en Europe des savoir-faire. Deux garanties qu'il n'estime pas acquises selon les termes de l’accord signé en avril par la précédente majorité et qui prévoyait le rachat de 55% STX France de Saint-Nazaire par le groupe public italien Fincantieri (pour 48%) associé à une fondation transalpine (7%). La nouvelle majorité avait donc proposé un partage du capital à 50-50. Mais pour l'instant l'Italie a répondu par une fin de non-recevoir.

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