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Quotidien des Usines

Bruno Retailleau exhorte l'Etat à revoir sa copie sur STX France

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L'élu LR Bruno Retailleau exhorte l'Etat à préempter le chantier naval STX France à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Il prône une solution alternative mobilisant des acteurs locaux voire les armateurs.

Bruno Retailleau exhorte l'Etat à revoir sa copie sur STX France © Pascal Guittet

Fincantieri est bien parti pour hisser son pavillon chez STX France, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Mais localement, nombreux sont ceux qui espèrent encore une autre issue, pressant l'État français d'exercer son droit de préemption pour nationaliser le chantier. Il dispose encore de deux mois pour cela. C'est en ce sens que Bruno Retailleau, président (LR) de la région des Pays de la Loire, vient d'écrire à Emmanuel Macron, exhortant le président de la République à revenir sur le pacte signé par le précédent gouvernement, le 12 avril dernier. Celui-ci confère à un bloc italien une majorité de 54 % au capital de STX France, avec Fincantieri à hauteur de 48 % et de la Fondazione CR, une fondation de Trieste, à hauteur de 6 %.

"Un tour de passe-passe"

"Il n'est donc pas sérieux d'affirmer que la solution de rachat imaginée ne fait pas de Fincantieri l'actionnaire détenteur de la majorité absolue du capital, écrit Bruno Retailleau. Cette solution relève plutôt du tour de passe-passe." L'élu ne se satisfait pas non plus des engagements sur l'emploi d'une durée de cinq ans. "Il y a donc tout lieu de craindre qu'une fois ce délai de cinq ans écoulé, Fincantieri ait des difficultés à fournir de l'activité à ses chantiers et ait la tentation de transférer vers l'Italie une partie des commandes de STX."

Le président de région pointe aussi la menace d'un duopole européen sur la construction de paquebots "qui pourrait organiser une fuite des commandes en Asie de la part d'armateurs soucieux de ne pas dépendre d'un trop faible nombre d'opérateurs". Dès lors, pour Bruno Retailleau, la clause de préemption permettrait d'examiner des scenarii alternatifs "qu'il s'agisse d'industriels régionaux, d'actionnaires salariés, de partenaires de la filière navale, voire de croisiéristes", mentionne l'élu dans son courrier, laissant entendre que les armateurs RCCL et MSC, clients de STX France, n'ont pas renoncé à entrer au capital des Chantiers de l'Atlantique.

Défiance partagée par les syndicats

Bruno Retailleau pointe la faible valorisation du chantier, Fincantieri ayant déboursé moins de 80 millions d'euros pour acquérir 66,66 % des parts. "La solution la plus radicale est donc la préemption, elle a ma préférence, l'autre solution est de faire comprendre à Fincantieri de ne pas être majoritaire, avec la Fondazione CR, poursuit-il. Qu'on ne me dise pas que l'on ne trouvera pas une solution locale." S'ils prennent garde de ne pas se dévoiler, plusieurs industriels locaux sont a priori prêts à participer à l'opération. La défiance vis-à-vis de Fincantieri est partagée par les syndicats. Si son avis n'est que consultatif, le comité d'entreprise s'est prononcé majoritairement, le 18 mai, contre l'entrée de l'italien au capital.

Emmanuel Guimard

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