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Bruno Le Maire part pour Rome avec le dossier STX sous le bras

Cédric Soares , , , ,

Publié le , mis à jour le 01/08/2017 À 13H45

Vu sur le web Paris cherche à renouer le dialogue avec Rome sur le dossier STX. Avant son rendez-vous son homologue Italien, mardi 1 août, Bruno Lemaire a expliqué sa position dans le quotidien italien Il Corriere Della Sera.

Bruno Le Maire part pour Rome avec le dossier STX sous le bras
Dans un entretien accordé au quotidien italien Il Corriere Della Serra, publié mardi 1 août, Bruno Le Maire déclare aller à Rome "avec un état d'esprit constructif"
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Bruno Le Maire à rendez-vous à Rome, mardi 1 août en en fin de journée. Le ministre de l’Economie et des Finances souhaite relancer le dialogue avec l’Italie sur le les chantiers navals de Saint-Nazaire (STX). Dans une interview, a quelques heures de son départ, dans le quotidien italien Il Corriere Della Sera, le locataire de Bercy explique les intentions de Paris.

Ficantieri reste la meilleure option

“Les chantiers navals de Saint-Nazaire (STX) ne doivent pas être dirigés par l’Etat français. Nous voulons un actionnaire privé et Fincantieri est aujourd’hui le meilleur groupe industriel à rejoindre ce grand projet franco-italien et européen” déclare le ministre. Dans l’article Bruno Le Maire explique aller à Rome “avec un état d’esprit constructif”.

Rome furieuse suite à la nationalisation temporaire

La tâche ne va pas être facile. Paris a suscité la colère de Rome en annonçant, jeudi 27 juillet, en annonçant la nationalisation temporaire de STX. Lors de son déplacement, Bruno Le Maire s’entretiendra avec son homologue Pier Carlo Padoan ainsi que Carlo Calenda ministre du Développement économique italien. Ce sera l’occasion pour lui de répéter à son interlocuteur les propos publiés ce matin “Notre choix est Fincantieri”.

Paris recherche le 50-50

Les atermoiements de Bercy s’expliquent par sa volonté de renégocier l’accord signé en avril dernier par le précédent gouvernement. Ce dernier prévoyait le rachat de 55% de de STX par le groupe public italien Fincantieri (48%)  associé à une fondation transalpine (7%). Le ministère de l’Economie vise un partage 50-50 du capital avec des intérêts publics français. L'italie a rejetée la proposition mardi 25 juillet.

La pression monte des deux côtés des Alpes avant la rencontre des ministres de l'Economie. Bruno Retailleau, président de la région Pays-de-Loire s'est invité dans le débat. Dans un communiqué de presse, le chef de l'éxécutif local s'octroie un droit de regard sur l'actionnariat des chantiers navals de Saint Nazaire. La France doit avoir un droit de veto sur les décision de la future direction où Fincantieri ne sera pas majoritaire. Le ligérien souhaite également que les sous-traitants locaux entrent au capital de l'entreprise.

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