Bruno Le Maire fustige le rachat de Vossloh Locomotives par CRRC après l'échec de la fusion Alstom-Siemens
Le géant chinois CRRC a annoncé le 27 août le rachat de l'entreprise allemande Vossloh Locomotives. Après l'échec de la fusion Alstom-Siemens, la nouvelle a vivement fait réagir le gouvernement français.
Il leur avait bien dit… Dimanche 1er septembre, le ministre français de l’Économie a réagi au rachat du constructeur de locomotives allemand Vossloh Locomotives par le géant chinois CRRC. Une nouvelle particulièrement ironique après l’échec de la fusion Alstom-Siemens. À l’époque, Bruno Le Maire justifiait l’opération par la menace de la concurrence chinoise. Un argument qui n’avait pas suffisamment pesé aux yeux de la Commission européenne.
Bruno Le Maire veut réviser les règles européennes
“Cette décision me met hors de moi”, a commenté Bruno Le Maire sur le plateau du Grand Rendez-vous d'Europe 1-CNews-Les Échos. "Il y a des mois que nous répétons [...] qu'il faut nous armer face à la concurrence chinoise, que le géant CRRC qui est beaucoup plus puissant que Alstom et Siemens réunis va venir en Europe, prendre des marchés en Europe, essayer de racheter des constructeurs de locomotives en Europe", rappelle le ministre de l’Économie et des Finances. "Et la Commission [européenne] n'a cessé de nous dire : ‘c'est faux, cela n'arrivera jamais, ne vous inquiétez pas, dormez sur vos deux oreilles bonnes gens’”, fustige-t-il.
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Je ne supporte pas une #Europe qui ne défend pas nos intérêts et qui ne protège pas nos compatriotes. L’exemple Alstom-Siemens doit être l’exemple emblématique de ce qu’il ne faut plus faire. Nous devons nous rassembler pour peser face aux géants chinois. #LeGrandRDV pic.twitter.com/Dklv4aiAvp
— Bruno Le Maire (@BrunoLeMaire) September 1, 2019
Le ministre de l’Économie a rappelé qu’il demanderait une révision des règles de la concurrence à l’échelle européenne. Lorsque la Commission européenne avait rejeté la fusion Alstom-Siemens, en février, Bruno Le Maire et le Medef avaient déjà fustigé une réglementation désuète. Le nouveau président de l’institution doit prendre ses fonctions à partir du 1er novembre.
"Exemple emblématique de ce qu'il ne faut plus faire"
“L'exemple d'Alstom-Siemens doit être un exemple emblématique de ce qu'il ne faut plus faire, c'est-à-dire nous empêcher de nous rassembler pour peser face aux géants chinois ou face aux géants américains", a poursuivi Bruno Le Maire. Ce dernier a précisé qu’il pourrait pousser une candidature française, celle de la haute fonctionnaire Sylvie Goulard, pour succéder à Margrethe Vestager, commissaire européenne en charge du dossier Alstom-Siemens.
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