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Bruno Le Maire, en faveur de la création de géants européens dans l'industrie

Léna Corot , , , ,

Publié le

En audition devant l'Assemblée Nationale, mercredi 4 octobre, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a plaidé pour la création de géants industriels européens face à l'arrivée de la concurrence chinoise et américaine. Il a défendu les accords conclus dans le ferroviaire entre Siemens et Alstom et dans le naval entre Fincantieri et STX.

Bruno Le Maire, en faveur de la création de géants européens dans l'industrie
"Vue la concurrence non seulement américaine mais désormais chinoise le regroupement des forces européenne est indispensable", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire.
© DR.

"Vue la concurrence non seulement américaine mais désormais chinoise le regroupement des forces européenne est indispensable", a martelé le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire mercredi 4 octobre lors de son audition à l'Assemblée Nationale. Au-delà des récents rapprochements dans le ferroviaire entre Siemens et Alstom et dans le naval entre Fincantieri et STX, Bruno Le Maire plaide pour la création de géants industriels européens dans différents secteurs. Que ce soit dans le ferroviaire, le numérique, le digital, l'aéronautique ou encore l'espace, pour lui, l'heure est au rapprochement.

Un rapprochement Siemens Alstom avec Bombardier à venir

Le ministre a rapidement écarté le choix de la nationalisation affirmant que "L'Etat n'a ni les moyens financiers ni la compétence économique ni l'expertise technologique". "Pour moi la taille critique désormais sur ces grands sujets industriels elle est européenne beaucoup plus que nationale", a-t-il encore précisé.

"Nous aurons une recomposition industrielle européenne dans tous les secteurs qui sera beaucoup plus rapide que tout ce que nous pensons", expose Bruno Le Maire. Pour le ministre, il est donc préférable de prendre l'initiative, par exemple dans le cadre d'un accord entre Alstom et Siemens qui soit équilibré, plutôt que de subir. "Je suis convaincu que cette consolidation intégrera le moment venu et Bombardier et le constructeur espagnol [CAF, ndlr]", précise-t-il encore.

L'emploi et les sites industriels français ne sont pas menacés

Lors de ces accords, la France est parfois majoritaire et d'autres fois non, mais "je ne pense pas que ça menace l'emploi ou les sites industriels en France", a voulu rassurer Bruno Le Maire. En effet, les salariés, que ce soit chez Alstom ou STX, craignent qu'en cas de baisse des commandes ce soit les usines françaises qui soient impactées les premières.

Prenant l'exemple de l'accord conclu entre Siemens et Alstom il a déclaré : "L'intégralité des sites seront préservés et le niveau d'emploi global en France et en Allemagne sera maintenu. Aucun départ contraint ni aucune fermeture de site ne pourra avoir lieu dans ces deux pays jusqu'en 2023." Bruno Le Maire prend l'exemple de Matra Transport, racheté par Siemens en 1996. Le conglomérat allemand a respecté ses engagements et a permis à Matra Transport de développer ses parts de marchés, selon le ministre. Toutefois, le ressentie chez les salariés français n'est pas le même. Et aujourd'hui le rapprochement avec Alstom est une opportunité pour ces employés qui espèrent ainsi avoir plus de poids en France.

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