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L'Usine Agro

Bruno Le Maire change d'avis et s'engage à signer l'arrêt visant à interdire le dioxyde de titane

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Publié le , mis à jour le 14/01/2019 À 12H01

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances a changé d'avis ce 11 janvier 2019 : il s'engage finalement à signer l'arrêt visant à interdire le dioxyde de titane, ou E 171 sous sa forme d'additif alimentaire, le 15 avril 2019. Il avait d'abord annoncé le 8 janvier, dans l'émission "C à vous" sur France 5, que la molécule ne serait pas suspendue en France à court terme. 

Bruno Le Maire change d'avis et s'engage à signer l'arrêt visant à interdire le dioxyde de titane
Le dioxyde de titane ne sera pas interdit à court terme a annoncé Bruno Le Maire
© Epop - c.c.

Quelques jours après avoir exprimé son refus à signer l'interdiction de l'additif alimentaire E 171 ou dioxyde de titane, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances a changé d'avis quelques jours après, le 11 janvier 2019. "Bruno Le Maire a reçu l'Institut national de la consommation (l'éditeur de 60 Millions de consommateurs) ainsi que d'autres organisations de défense des consommateurs et/ou de l'environnement. Il s'est engagé à signer le 15 avril 2019 l'arrêté pour suspendre le E171, mais on ne connaît pas encore la date exacte de la mise en place de cette suspension", explique 60 millions de consommateurs.

Bruno Le Maire avait d'abord annoncé le 8 janvier qu'il ne signerait pas l'arrêté pour cause de "preuves scientifiques insuffisantes", malgré l'adoption par les parlementaires, dans le cadre de la loi Alimentation, de l'interdiction du dioxyde de titane. 

Un additif au cœur de la polémique

Utilisé notamment par les confiseurs pour blanchir et intensifier la brillance de leurs bonbons, ce produit est au cœur d’une polémique après que l’INRA ait démontré les risques cancérigènes de l’exposition aux nanoparticules de dioxyde de titane contenu dans ce colorant.

Bruno Le Maire a pourtant rappelé le 8 janvier que l'analyse de l'INRA n'était pas partagée par les autorités européennes. "Il y a l’évaluation de l’INRA [Institut national de la recherche agronomique], il y a celle de l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail], qui concluent à des évaluations différentes. Et il y a l’évaluation de l’Union européenne, que nous avons saisie puisque cette décision doit être prise au niveau européen, et qui ne partage pas l’analyse de l’INRA", a expliqué le ministre.

Des industriels qui ont commencé la transition

La plupart des industriels ont déjà anticipé la suppression de ce colorant à l'image de Mars qui, en décembre, a annoncé un investissement de 70 millions d’euros, dont 44 millions consacrés au remplacement de cet additif par de l’amidon de riz, dans son unité de production de Haguenau, en Alsace.

Le syndicat de la confiserie s'était, quant à lui, engagé à ce que 100% des industriels n'utilisent plus le produit incriminé et le remplacent par des solutions inoffensives d'ici à 2020. 

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1 commentaire

Nom profil

17/01/2019 - 21h08 -

L'interdiction dans les produits alimentaires, c'est bien et nécessaire. Mais, il y en a aussi dans de nombreux médicaments. Par exemple, dans celui que je prends: l'Eliquis 5mg. D'après la notice, il est présent dans le pelliculage; ce n'est donc pas, à priori, pas un élément actif, mais seulement un élément enjolivant ...
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