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Quotidien des Usines

British Steel confirme la reprise d'Ascoval malgré ses difficultés financières

Rémi Amalvy , , , ,

Publié le , mis à jour le 15/05/2019 À 07H07

[ACTUALISÉ] British Steel veut rassurer. Le 14 mai, l'entreprise sidérurgique a confirmé la reprise de l'aciérie française Ascoval de Saint-Saulve (Nord). Elle a aussi confirmé son besoin de nouveaux fonds. Quelques heures plus tôt, Sky News rapportait que British Steel serait menacé de faillite dans un futur proche. Le groupe aurait demandé au gouvernement britannique 75 millions de livres (86 millions d'euros) pour poursuivre son activité mais la procédure de financement aurait pris du retard.

British Steel confirme la reprise d'Ascoval malgré ses difficultés financières
En cas de faillite de British Steel, l'aciérie française Ascoval serait à nouveau menacée, à peine reprise.
© Ascoval

Actualisation du mercredi 15 mai : British Steel rassure et maintient qu'il reprendra comme convenu l'aciérie française Ascoval de Saint-Saulve (Nord). "La maison mère du groupe British Steel a confirmé sa capacité à mener à bien la reprise d’Ascoval et à apporter les fonds nécessaires dans le calendrier prévu", a indiqué mardi 14 mai le ministère français de l'Économie et des Finances. "Dans ces conditions, l’État, en accord avec la région Hauts-de-France et la métropole de Valenciennes, confirme son soutien au projet de reprise et apportera sa part du financement dans les conditions négociées, afin de permettre l’effectivité de cette reprise dès mercredi 15 mai", ajoute le gouvernement. Un porte-parole de British Steel a toutefois confirmé un besoin de nouveaux financements sans préciser de montant. Le repreneur évoque des difficultés liées au Brexit.

British Steel, le repreneur de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), serait susceptible de faire faillite, a révélé mardi 14 mai la chaîne d’information Sky News. Le gouvernement britannique se préparerait à ce risque, tandis que le groupe, deuxième acteur de la sidérurgie au Royaume-Uni et qui emploie 5 000 personnes, chercherait un financement public d’environ 75 millions de livres (86 millions d’euros) afin de poursuivre son activité.

Sans citer ses sources, Sky News précise que le gouvernement britannique avait trouvé une solution début mai. Le programme de financement, d’un taux d’intérêt de 12%, devait être finalisé en fin de semaine dernière, mais le tout a pris du retard. Une partie du groupe pourrait d’ailleurs entrer en faillite dès mercredi 15 mai.

115 millions d'euros déjà accordé fin avril

Né en 2016 du rachat de la section européenne de produits longs de l’indien Tata Steel par le fond d’investissement Greybull Capital, British Steel a déjà demandé récemment de l’argent au ministère des Finances britannique. 100 millions de livres (115 millions d’euros) lui ont déjà été accordés fin avril, afin de payer une facture européenne sur ses émissions de CO2.

La reprise d’Ascoval, qui emploie 270 salariés, avait été validée début mai par le tribunal de grande instance de Strasbourg. Un placement en cessation de paiement pourrait arrêter le développement de British Steel en Europe, et donc menacer son investissement dans l'aciérie française. La précédente entreprise qui s'était engagée à reprendre Ascoval, Altifort, avait dû faire marche arrière car elle n'avait pas pu réunir les fonds prévus.

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1 commentaire

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17/05/2019 - 10h58 -

Voilà déjà un bel exemple de détournement des contraintes de l'Europe sans conséquence du Brexit !
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