Brioche Pasquier concentre sa production de biscottes

Le spécialiste de la viennoiserie envisage de ne conserver plus que deux de ses six usines françaises. Environ 300 salariés sont concernés.

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Brioche Pasquier concentre sa production de biscottes
Le groupe Brioche Pasquier (477 millions d'euros de chiffre d'affaires et 3000 salariés) lance une vaste opération de concentration de ses six sites français de production de biscottes. Une activité qui compte pour 109 millions d'euros de chiffre d'affaires. « A terme, parmi nos huit usines spécialisées sur cette activité (Les Ponts-de-Cé, Amboise et Saint-Herblain sous le nom Sopafi ; Châteauroux et Andrézieux sous le nom Auga ; Fontenay-le-Comte sous le nom Albatros ; deux sites espagnols à Irun), nous ne conserverons que les sites espagnols et les français d'Andrézieux et de Fontenay-le-Comte, les plus modernes, explique Fabrice Banchereau, DRH du groupe. L'activité des quatre autres sites sera progressivement transférée vers notre nouvelle usine de Brissac-Quincé, actuellement en construction. »

Le 31 août dernier, Brioche Pasquier annonçait en effet la fermeture du site de production Auga de Châteauroux (Indre), pour décembre 2008. Une usine « déficitaire », reprise par le groupe en 2005 et qui emploie 140 salariés, dont une centaine en production. La direction du groupe expliquait alors : « Le regroupement des productions est nécessaire pour sauvegarder notre compétitivité (adapter nos outils aux nouvelles technologies), optimiser notre transport et notre stockage et se donner la possibilité d'innover... » Une démarche qui vaut de la même manière pour les trois autres sites concernés (sans date déterminée pour l'instant). « Même si, pour les salariés des Ponts-de-Cé, il ne s'agit que d'un déplacement du lieu de travail de quelques kilomètres », tempère Fabrice Banchereau.

200 emplois à Brissac

Les salariés concernés - environ 300 - se verront proposer des solutions de reclassement. « Ils peuvent venir occuper leur précédent poste à Brissac, voire un poste dans les huit autres sites du groupe (activités pâtisserie ou brioche) ; et, le cas échéant, ils feront l'objet de mesures d'accompagnement individuelles... » La direction table, pour l'instant, sur une création nette de 70 à 80 emplois sur son nouveau site, dans la mesure où il fonctionnera, à terme, avec un effectif de 200 salariés qui ne sera probablement pas entièrement pourvu par ses effectifs actuels, pour des questions de mobilité professionnelle.

« A Brissac-Quincé, à une quarantaine de kilomètres de notre siège des Cerqueux, nous disposerons d'un outil de production ultra-moderne, automatisé au maximum, notamment pour ce qui concerne les tâches de convoyage et de manutention », détaille le DRH du groupe. Le site, via plusieurs tranches de travaux successives, pourrait atteindre 20 000 m² : 5 000 m² pour l'unique centre de stockage et de logistique biscottes (capacité de 16 000 palettes) ; 15 000 m² pour les lignes de production installées progressivement (la première démarrerait en septembre-octobre 2008), au fil des fermetures des autres sites.

Réorganisation « vitale »

L'activité biscottes du groupe est mise est mise à mal par l'absence de croissance, la baisse des prix de vente et des coûts de revient trop élevés. Le groupe, qui avait envisagé un temps de construire deux sites neufs (un dans l'Ouest, un autre à Châteauroux), a donc renoncé à son projet. D'autant que le plan de redressement entamé sans succès sur le site de Châteauroux aurait hypothéqué tout investissement sur place, du fait des pertes d'exploitation récurrentes enregistrées (1,4 millions d'euros en 2005). D'après la direction du groupe, cette réorganisation industrielle « vitale » démontre toutefois que le groupe « fait le pari de maintenir l'emploi sur le territoire national ».

Laurent Bigot, en région Centre

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