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Quotidien des Usines

Bretagne : Guerbet se remet en cause à lanester

Publié le

A la faveur du lancement de son nouveau produit de contraste pour la radiologie, le Xenetix, Guerbet s'est ouvert aux méthodes de gestion par projet, à l'automatisation et à la GPAO.

Les entreprises citées

Le Xenetix ne pouvait être un produit comme les autres. Guerbet a fait place nette sur son site de Lanester, près de Lorient, où sont aujourd'hui fabriqués les principes actifs de l'Hexabrix et du Télébrix, deux des autres produits de contraste du groupe. Il souhaitait, tout en réduisant l'investissement, donner le maximum de chances à l'un de ses "produits d'avenir" appelé à confirmer sa position de leader français des produits d'imagerie pour la radiologie. Et son cinquième rang mondial derrière le norvégien Hafslund Nycomed, l'italien Bracco (Merck AG), l'allemand Schering et l'américain Mallinckrodt. Entre le début du développement, en 1989, du principe actif (iobitridol) et le feu vert, à la fin de 1992, pour sonindustrialisation, Michel Guerbet, le président du directoire du laboratoire de Villepinte, qui a, l'an dernier, réalisé 937millions de francs de chiffre d'affaires, savait qu'il lui faudrait prendre un risque financier. La facture finale, alors que les dernières autorisations administratives sont attendues ces prochaines semaines, s'élève à 75millions de francs. Près d'une fois et demie le résultat net 1993 de cette entreprise toujours contrôlée à hauteur de 70% par la famille Guerbet. Et 60autres millions de francs devraient s'y ajouter d'ici à l'an 2000 pour doubler la capacité initiale. "Issu de notre recherche d'Aulnay-sous-Bois, explique Jean-Charles Hardouin, directeur général adjoint chimie de Guerbet, ce produit de basse osmolalité non ionique offre au patient une meilleure tolérance. Il devrait nous permettre de renforcer notre présence dans le domaine des rayonsX, où nous étions présents depuis 1979 avec l'Hexalrix, également issu de la recherche Guerbet, et depuis 1991 avec l'Optiray, un produit sous licence Mallinckrodt." Avant même que l'AMM, l'autorisation de mise sur le marché, soit accordée en août 1994, 80% des investissements prévus à Lanester étaient réalisés et le point de non-retour atteint. Le bâtiment déjà existant, le plus récent du site, dont les installations intérieures avaient été totalement démantelées pour accueillir les nouvelles fabrications, était prêt à être reconfiguré. L'entreprise a forcé l'allure pour combler ses retards en informatique de process et de gestion. L'automatisation des commandes de contrôle et de régulation comme la GPAO ont été introduites d'emblée. Des techniques de purification par passage sur résine, ultrafiltration et osmose inverse ont été mises en oeuvre. La nouvelle unité a permis de développer chez Guerbet des méthodes de travail par délégation, analyse de risques et analyse fonctionnelle. Conception et construction ont été conduites par un chef de projet, Heddi Betaouf, le responsable du pôle ingénierie d'Aulnay-sous-Bois. Guerbet a négocié avec le personnel, au fur et à mesure de la croissance, la création de dix à trente emplois postés à Lanester, en contrepartie d'horaires hebdomadaires allégés de huit heures. Avant cinq ans, une quarantaine d'emplois sur l'ensemble du site de Lanester seront également postés. " Alors que nos prix sont inévitablement appelés à diminuer, explique Emmanuel Browne, le directeur de l'usine, nous devrons absorber la croissance sans augmenter nos frais de structure.De même, nous devons améliorer la productivité de notre matériel et ce, d'autant plus que nos investissements par poste de travail - 2,5 millions de francs, en moyenne, par emploi créé - sont très lourds." 90% de la production du Xenetix devrait, en régime de croisière, être exportée. Alain JEMAIN



Une chimie incroyable

Emmanuel Browne, directeur de l'usine de Lanester

En poste à Lorient depuis la création de la première usine de Lanester, en mars 1981, Emmanuel Browne, 58ans, ingénieur chimiste de l'Institut national supérieur de chimie industrielle de Rouen, n'en finit pas de s'étonner de la richesse de cette chimie des produits de contraste, où il faut souvent avoir la maîtrise d'une dizaine de réactions échelonnées sur un mois et demi à trois mois avant de parvenir

au produit fini. "Ce que nous faisons peut faire apparaître une contradiction entre productivité-rentabilité et qualité-sécurité. A court terme, ces notions ne vont pas bien ensemble. Mais nous privilégions fort heureusement le long terme."



85 millions pour la deuxième usine de Lanester

Total de l'investissement

75millions de francs pour la nouvelle unité, auxquels s'ajoutent 10millions de francs pour la rénovation du dispositif de protection de l'environnement de l'usine existante (construction de seize réservoirs de solvants et réactifs organiques, cuve de rétention) .

Effectifs

Dix salariés et trente à terme, tous titulaires d'un BEP ou d'un baccalauréat technique. Salaire mensuel d'embauche: 10000francs brut.

L'ensemble du site compte cent salariés.

Aides publiques : Aucune

Production

Le principe actif du Xenetix. La nouvelle unité de Lanester fabriquera également sous licence, pour un partenaire local, une molécule destinée au marché américain.

Exportations

90% de la production.

GCA, qui exploite l'usine de Lanester, est la filiale du pôle chimie (300salariés) de Guerbet, qui compte deux autres unités à Aulnay-sous-Bois (100salariés) et à Marans (65 salariés), en Charente-Maritime.

USINE NOUVELLE N°2485
 

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