L'Usine Energie

Brennilis, le point noir du démantèlement chez EDF

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Lancé en 1997, le démantèlement du réacteur nucléaire a connu une série de "stop & go". Aujourd’hui, c’est l’Autorité de sûreté nucléaire qui stoppe, partiellement, le chantier.

Brennilis, le point noir du démantèlement chez EDF

A l’heure où le gouvernement demande à faire de la filière nucléaire un champion du démantèlement, l’électricien national butte une nouvelle fois sur la centrale bretonne de Brennilis (Finistère). L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de rejeter le dossier de demande de démantèlement complet du site déposé par EDF en 2011.

L’ASN pointe l'arrêt de la construction d'un site d'entreposage de déchets nucléaires au Bugey (Ain), l’Iceda (Installation de conditionnement et d'entreposage de déchets activés), par décision de justice. Tant que ce chantier est bloqué, l’ASN considère que des incertitudes pèsent sur le stockage des déchets du bâtiment réacteur de la centrale finistérienne.

Pour autant, les opérations actuelles sur Brennilis ne vont pas s’arrêter. Le démantèlement partiel, engagé en 1997, est toujours en cours. Il avait été stoppé une fois entre 2007 et 2011, par décision du Conseil d’Etat, qui avait été saisi par des associations anti-nucléaires dénonçant un manque d’information.

Le site de Brennilis n’est pas le seul chantier de démantèlement d’EDF. L’électricien travaille en même temps sur 9 réacteurs : Brennilis, arrêté en 1985 ; Chooz A, stoppé en 1991 (Ardennes) ; Creys-Malville (Superphénix), stoppé en 1998 (Isère) ; Bugey 1, stoppé en 1994 (Ain) ; trois tranches de Chinon A, arrêtées en 1973, 1985 et 1990 ; deux tranches de Saint Laurent, arrêtées en 1969 et 1971 (Loir-et-Cher).

A l’avenir, EDF va devoir se pencher sur le cas des deux réacteurs de Fessenheim (Bas-Rhin). Lors de la Conférence environnementale, mi-septembre, le président de la République a annoncé la fermeture du site en 2016. D’ores et déjà, une équipe de coordination doit être montée pour prévoir l’arrêt et la reconversion industrielle du site. Il s’agit d’en faire un modèle de démantèlement des réacteurs de deuxième génération.

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1 commentaire

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10/10/2012 - 12h16 -

EDF plutôt que d'honorer ses engagement préfère courir d'aventures en aventures et barrer la route à ses concurrents potentiels dans tous les secteurs de l'énergie plutôt que de régler le problème de Brennelis en traînant misérablement des pieds ou alors serait-ce que les fonds de réserve prévus dans ses comptes auraient été dilapidés (gaspillés) de ci, de là ?
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