Brasilia ne peut pas s'engager actuellement sur le Rafale

NEW YORK (Reuters) - Le Brésil n'est pas en mesure aujourd'hui de s'engager sur l'achat d'avions de combat Rafale de Dassault Aviation compte tenu de ses difficultés économiques, a déclaré mercredi la présidence française.

Partager

Le Rafale reste cependant le favori de l'armée et du gouvernement brésilien assure-t-on de même source, après un entretien entre la présidente Dilma Rousseff et Nicolas Sarkozy en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Les deux dirigeants ont évoqué à cette occasion le partenariat industriel entre les deux pays, notamment dans le domaine de l'aéronautique.

"Dilma Rousseff a été intéressée par les propositions que nous lui avons refaites et nous sommes tombés d'accord sur l'idée qu'il fallait que nous continuions à travailler sur ces sujets", a déclaré un conseiller du président français. "Nous avons eu de la part des Brésiliens une approche attentive."

"Mme Rousseff dit que, compte tenu des incertitudes économiques, elle n'est pas aujourd'hui en mesure de s'engager sur l'achat d'avions de guerre quels qu'ils soient", a-t-il poursuivi.

"Mais il nous semble résulter clairement de la conversation que s'agissant de ce choix, s'il venait à intervenir, il serait en faveur du Rafale qui est clairement positionné comme étant le favori pour l'armée brésilienne mais également pour le gouvernement brésilien", a-t-il ajouté.

La France n'a toujours pas réussi à vendre à l'exportation son avion de combat polyvalent. C'est avec les Emirats arabes unis que les discussions semblent aujourd'hui les plus avancées.

Emmanuel Jarry, édité par Eric Faye

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS