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L'Usine Auto

Bras de fer au menu de l’assemblée générale des actionnaires de Renault

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L’Assemblée générale de Renault, qui se tiendra ce jeudi 30 avril, devrait selon toutes vraisemblances voir l’adoption des droits de vote doubles pour les actionnaires de long terme. L’Etat est monté au capital du constructeur afin de peser de tout son poids sur le vote.  

Bras de fer au menu de l’assemblée générale des actionnaires de Renault © Pascal Guittet

La tension sera sans doute palpable, ce jeudi 30 avril, lors de l’Assemblée générale des actionnaires de Renault. Depuis plusieurs semaines, les escarmouches se sont multipliées entre le patron de Renault Carlos Ghosn et le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, bien décidé à faire valoir les droits d’actionnaire de l’Etat.

Début avril, le ministre a indiqué que l’Etat était en effet monté au capital du constructeur, passant temporairement de 15% à 19,74%, afin de pouvoir imposer à l’assemblée générale les droits de vote double pour les actionnaires pérennes, ce que permet la "loi Florange", adoptée en mars 2014. La réaction de Carlos Ghosn ne s’est pas fait attendre : le conseil d’administration de Renault a jugé que cette montée au capital était préjudiciable à la bonne entente entre le constructeur français et son partenaire Nissan. Une communication sur laquelle s’est aligné quelques jours plus tard le groupe nippon. Mais techniquement, on voit mal comment le patron de Renault pourrait s’opposer à un vote allant dans le sens de l’Etat.

"Chiche !"

Ces escarmouches entre le ministre et le patron se déroulent sur fond de craintes, côté français, qu’une plus grande intégration entre les deux constructeurs, poussée par Carlos Ghosn, ne se fasse au profit de Nissan et au détriment de l’outil industriel français. Une crainte relayée par la CGT, deuxième syndicat chez Renault et qui tenait une conférence de presse ce mercredi 29 avril à la veille de l’assemblée général. Pour le syndicat, Carlos Ghosn a "largement fragilisé" Renault au lieu de le renforcer pendant les dix années qu’il a passées à la tête du groupe. "Nous avons tellement externalisé que Renault est confronté à des problèmes pour sortir les véhicules dans les délais et à des problèmes de qualité", affirme le délégué syndical, qui répond "Chiche !" aux velléités de l’Etat de se renforcer dans le groupe au travers des droits de vote doubles.

La veille, Engie (ex-GDF Suez) a échoué à empêcher l’instauration de ces votes doubles. Une motion contre les droits doubles a également été déposée par des actionnaires d’Orange, dont l’AG se déroule le 27 mai prochain.

Patrick Déniel

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