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Quotidien des Usines

Les salariés de Montupet en grève une semaine de plus

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Les salariés de Montupet en grève une semaine de plus © Place au Peuple - Flickr - C.C

Bloquée. Depuis ce matin 5h00, les salariés de la Fonderie du Poitou Aluminium 2 d'Ingrandes-sur-Vienne (Vienne), filiale du groupe Montupet, ont établi, pour une semaine supplémentaire, des piquets de grèves devant leur usine.

Motif ? Vendredi, sous l’égide du préfet de la Vienne, une réunion entre les représentants syndicaux de l’usine et le directeur du groupe, Stéphane Magnan, a laissé les protagonistes des négociations sur leur faim : aucun accord n’a donc été trouvé.

La direction persiste dans son projet de "plan de compétitivité", lequel induit une diminution de 25 % des salaires pour les ouvriers et de 15 % pour les cadres. Le groupe Montupet, qui a racheté en 2009 la Fonderie Alu à un fonds d'investissement allemand, entend par ces mesures aligner les salaires sur ceux des autres sites dans l’Indre et l'Oise. Ce que le groupe juge indispensable pour assurer l'avenir de l'équipementier automobile. De leurs côtés, les 480 salariés de l’usine, en grève illimitée depuis près d’un mois, restent inflexibles et souhaitent un retrait pur et simple de ce plan.

Selon les syndicats, devant leur refus persistant d’accepter le plan de compétitivité, la direction réfléchirait à un plan social. "Nous sommes de toute façon persuadés que le but final de Montupet est de fermer les usines en France. Alors, à pointer au chômage sous peu, autant que cela soit avec un salaire entier et non pas réduit", explique Pascal Briand, secrétaire général CGT de l’Union départementale de la Vienne.

D’autre part, "les derniers investissements réalisés sur le site d’Ingrandes sont de 2,1 millions d’euros. Mais on nous prélève 2,4 millions d’euros pour des frais de siège", tempête Pascal Briand. Il souligne dans le même temps, qu'un investissement de 15 millions d’euros aurait été réalisé dans l’unité bulgare du groupe Montupet, construite en 2005.

L’annonce, faite par PSA Peugeot Citroën de se retirer de la clientèle de Montupet, laisse les salariés inquiets, mais pas sans solutions : "Nous souhaitons que Renault rachète l’activité de la Fonderie Alu, déclare Pascal Briand, puisque nous produisons 75 % des culasses dont Renault a besoin".

Contactée, la direction n’a pas encore souhaité s’exprimer sur le sujet.

 

 

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