BpiFrance s’ouvre à l’innovation non-technologique

Avec son plan Nova, la banque publique d’investissement veut renforcer l’accompagnement financier des entreprises innovantes. Paul-François Fournier, le nouveau directeur de l’innovation de BpiFrance, veut mettre en place un écosystème propice à l’innovation dans l'Hexagone.

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BpiFrance s’ouvre à l’innovation non-technologique

"Nous voulons faire de la France un écosystème de l’innovation reconnu comme l’un des plus efficaces", lance d’emblée Paul-François Fournier, le directeur de l’innovation de la Banque publique d’investissement. Nommé à ce poste en milieu d’année 2013, il a pour mission d’organiser les différentes aides à l’innovation de BpiFrance, héritées des trois anciens organes publics (Oséo, CDC Entreprises et le FSI).

D’abord avec un changement de doctrine. "Nous allons étendre nos financements à l’innovation non-technologique, où la France connaît un certain retard", explique Paul-François Fournier. Un partenariat avec l’APCI (Agence pour la promotion de la création industrielle) doit permettre de mieux sensibiliser les entreprises françaises aux enjeux du design.

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Ensuite, un changement interne pour aligner les équipes sur un objectif : emmener les entreprises vers le capital investisssement. Pour cela, il faut arriver à faire communiquer les acteurs du financement par le crédit (ex-Oséo) et ceux du financement en capital (ex-CDC Entreprises). "Nous sommes la seule direction qui mélange toutes les cultures", se félicite Paul-François Fournier. Et le directeur de l’innovation compte bien miser sur cela pour organiser un système complet du financement de l’innovation.

Pour cela, il a lancé un plan de transformation, baptisé Nova, qui doit permettre d’améliorer l’accès à ces dispositifs de soutien. D’abord en simplifiant les procédures, en réduisant la paperasse administrative nécessaire à l’obtention des prêts, en expliquant de manière plus claire les gammes d’outils proposés par BpiFrance, ou encore en réduisant les délais de réponse pour l’accès au crédit.

Former les chargés d’affaires au capital-innovation

En parallèle, la banque publique va former ses chargés d’affaires en régions pour les spécialiser sur le capital-investissement. Issus d’Oséo, ceux-ci avait en effet plutôt tendance à proposer des produits de financement par la dette, plutôt que par les fonds propres. Ils auront désormais des objectifs en fonction des entreprises qu’ils arrivent à faire financer en fonds propres.

"Nous allons donner aux 150 chargés d’affaires en régions et en central la responsabilité d’accompagner les entreprises vers le monde du capital-innovation, explique Paul-François Fournier. Ils vérifieront si l’entreprise présente les caractéristiques nécessaires pour un apport en fonds propres, puis ils les orienteront vers les deux ou trois fonds de capital investissement qui leur correspondent le mieux." Ils pourront pour cela s’appuyer soit sur les fonds d’investissement gérés en direct par BpiFrance, soit sur les fonds dans lesquels l’organisme public a investi.

Enfin, la banque publique a réaménagé quelques-unes de ses offres de financement, pour augmenter son intervention.

Une refonte des prêts d’amorçage et d’innovation

BpiFrance va ajouter un deuxième étage à ses prêts d’amorçage. Ceux-ci pourront désormais être consentis à toute entreprise de moins de huit ans qui lève des fonds auprès d’un investisseur en capital ; il sera alors égal à la moitié des sommes levées, dans la limite de 500 000 euros. "Les entrepreneurs ont souvent besoin de dette après une levée de fonds, pour pouvoir gérer le BFR, explique le directeur de l’innovation de BpiFrance. Ils passent du coup beaucoup de temps à rechercher des financements, plutôt qu’à développer leur entreprise."

Les prêts pour l’innovation, lancés en 2013, bénéficient également d’une toilettage. Leur montant maximum est doublé, à 3 millions d’euros, et ils seront désormais appuyés par les garanties de la Banque européenne d’investissement (BEI). Avec pour effet d’en réduire le taux d’intérêt de deux points.

La nouvelle direction de l’innovation va désormais s’atteler à mettre en place ces évolutions. "Nous ambitionnons de porter nos interventions sur les prêts d’amorçage et à l’innovation, à environ 150 millions d’euros par an", confie Paul-François Fournier. En tout, le plan Nova prévoit de mettre à disposition du financement des entreprises près de 400 millions d’euros supplémentaires en 2014, et près d’un milliard d’euros pour l’investissement en capital.

Arnaud Dumas

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