Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Bpifrance porte plainte contre le repreneur d’une usine de pâte à papier grenobloise

Publié le

Une enquête a été ordonnée après la liquidation d’un fabricant de pâte à papier à Voreppe (Isère), dont la trésorerie a été siphonnée en quelques mois. Bpifrance avait investi au capital de cette entreprise qui devait s’orienter sur un marché plus porteur.

Bpifrance porte plainte contre le repreneur d’une usine de pâte à papier grenobloise © CC Stephan

C’est une démarche exceptionnelle. La banque publique d’investissement Bpifrance a porté plainte contre l’homme d’affaires italo-autrichien Martin Gruschka, repreneur d’une usine de papier à Voreppe (Isère) dans laquelle elle avait investi mais qui vient d’être liquidée par le tribunal de commerce de Grenoble. "Deux juges d’instruction ont été saisis", a confirmé le 9 mars le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

En octobre 2015, Bpifrance s’était engagé aux côtés du fonds Springwater Capital qui avait remporté un appel d’offres lancé par la communauté d’agglomération du Pays Voironnais pour reprendre l’ancienne usine de recyclage de papier usagé de Vertaris et l’orienter vers un marché plus porteur.

Un investissement de 10,9 millions d'euros

Bpifrance avait investi 10,9 millions d’euros au capital de la société Ecocis. Ce soutien financier et celui de Springwater avaient permis d’acheter une machine de séchage en Finlande et de la remonter dans l’usine grenobloise pour produire de la pâte à papier de haute qualité, un marché moins tendu que celui des papiers de journaux magazine sur lequel s’était spécialisé Vertaris. Fin 2015, Ecocis tablait sur un chiffre d’affaires annuel de 80 millions d'euros en rythme de croisière.

Mais au début de l’été 2016, Bpifrance était alerté par les difficultés de trésorerie d’Ecocis, jugées "anormales au vu de la trésorerie qu’elle était supposée avoir". La cessation de paiement était prononcée dès l’été. Le 13 septembre, le parquet ouvrait une enquête préliminaire après avoir été saisi d’une plainte de Bpifrance.

A la banque publique d’investissement, on fait part de sa "sidération face à l’épuisement de la trésorerie" et aux "impayés dont ont été victimes les fournisseurs". De leur côté, les 51 salariés qui ont reçu les 7 et 8 mars leurs lettres de licenciement ne pourront pas bénéficier d’indemnité.

La communauté d’agglomération du Pays Voironnais souhaite tourner cette page industrielle. Elle se propose d’acheter ce site de 15 hectares le long de l’Isère et de le démanteler. Les machines seront revendues et les bâtiments détruits pour permettre à certaines entreprises riveraines de s’agrandir et à d’autres de s’implanter. Mais il devrait être difficile de renouer avec les effectifs d’antan. 600 personnes travaillaient sur ce site à son zénith.

Vincent Charbonnier

Réagir à cet article

Retrouvez l’actualité des sociétés citées dans cet article

Investissements, dirigeants, production, ...

avec Industrie Explorer

  • ECOCIS à VOREPPE (38340)

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle