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Bové contre Monsanto

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Bové contre Monsanto

Dès 1996, Greenpeace lance une campagne internationale contre la commercialisation d'OGM. Dans le même temps, en France, la Confédération paysanne interpelle les consommateurs sur le danger de ces plantes transgéniques. 

La France perd son expertise 

Elle durcit le ton en juin 1997 avec le premier fauchage de champ de colza de la société Monsanto, à Saint-Georges d'Espéranche (Isère). Depuis, les actions des faucheurs emmenés par José Bové se multiplient. Et le nombre d'expérimentations s'est effondré : de plus de 1 000 en 1997, elles sont tombées à seulement 35 en 2006. Ce qui révolte la communauté scientifique. « Nous sommes en train de perdre toute expertise », assène Guy Riba. Marion Guillou, la présidente de l'Inra, a commandé trois rapports pour définir une nouvelle position de l'organisme public sur les OGM, qui permettra peut-être de relancer les recherches. Les semenciers, eux, n'ont pas le temps de tergiverser.

Pour rester dans la course et espérer vendre demain leurs propres semences transgéniques, les français sont contraints de délocaliser leurs essais en champ à l'étranger. Limagrain réalise les siens aux Etats-Unis et bientôt en Inde. Un comble, pour le premier pays agricole européen ! Quant aux agriculteurs, ils sont loin de faire tous corps avec la Confédération paysanne. L'augmentation des rendements et la simplification des pratiques agricoles les décident peu à peu à sauter le pas.

Virginie Guérin, Virginie Lepetit et Anne Pezet

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