Economie

Boursiers : les grandes écoles à la traîne

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De 48 à 10% d’élèves boursiers, l’écart entre les écoles est vaste. Les plus mauvais élèves ? Les grandes écoles, parmi lesquelles Centrale, Polytechnique et les Mines. Notre classement exclusif.

Boursiers : les grandes écoles à la traîne

Objectif 30% de boursiers. Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur, l’a annoncé clairement: les grandes écoles doivent s’ouvrir à la diversité et redevenir un moteur de l’ascenseur social. Le 2 février, elle a signé, avec Yazid Sabeg, le commissaire à l’égalité des chances, et des représentants de la Conférence des grandes écoles (CGE) et de la Conférence des directeurs d’écoles françaises d’ingénieurs (Cdefi), une convention engageant fermement les écoles en ce sens.

Si les établissements en tête du palmarès exclusif de «L’Usine Nouvelle» sur le critère du taux d’élèves boursiers dépassent allègrement cet objectif, beaucoup d’autres ont du chemin à parcourir. En témoigne, au bas du tableau, des écoles publiques comme Centrale Lyon (10,9%), Polytechnique (11%), les Mines ParisTech (13,3%) ou des écoles privées comme l’Ecole supérieure d’ingénieurs Léonard de Vinci (10,3%), à la Défense, ou l’Ecole de biologie industrielle (11%) à Cergy (Val-d’Oise). La Cdefi reste toutefois confiante dans la capacité de ses membres à atteindre l’objectif. En moyenne, les écoles accueillent déjà 26% d’élèves boursiers. Les classes préparatoires ayant atteint les 30% cette année, le nombre de boursiers devrait mécaniquement augmenter dans deux ans, lorsque les taupins arriveront dans les écoles.

Etudier les modalités du concours d’admission

Sans compter les opérations déjà lancées pour renforcer leur ouverture sociale. «Les écoles participent presque toutes au dispositif des Cordées de la réussite ou à des projets similaires», estime Alexandre Rigal, le directeur délégué de la Cdefi. Ces initiatives visent à sensibiliser les collégiens et les lycéens de quartiers défavorisés aux métiers scientifiques, pour les inciter à s’orienter vers les écoles d’ingénieurs. Des établissements privés trouvent aussi d’autres systèmes que les bourses d’Etat pour subventionner leurs étudiants. «Notre fondation distribuait 50 000 euros de bourses par an. Cette année, nous sommes passés à 200 000 euros, explique Jean-Michel Nicolle, le directeur de l’EPF, à Sceaux (Hauts-de-Seine). Nous avons créé une réserve supplémentaires de 300 000 euros dans le budget.»

Même les grandes écoles parisiennes veulent modifier le profil de leurs étudiants. L’Ensta ParisTech étudie ainsi les modalités du concours d’admission, en prenant en compte les épreuves les plus discriminantes socialement. Des initiatives qui obligeront les écoles à mettre en place des aides supplémentaires (tutorat…) pour aider ces étudiants issus de filières parallèles à obtenir le même diplôme que les autres.

A. D.
 

Elles accueillent le plus de boursiers
Taux d’élèves boursiers de la promotion 2009/2010


1 ENSCMu 47,5%
2 Polytech’Clermont-Ferrand 45%
3 Polytech’Montpellier 43,1%
4 Esix 43%
5 Esip 42,9%
6 Enitab, Ensait, ENSC Rennes, ENSCI, ENSCBP 42%
10 AgroSup Dijon 41,5%



 

 L'intégralité du classement :

 

 

Plus d’informations sur le classement des écoles d’ingénieurs 2016

 

 

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1 commentaire

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17/02/2010 - 16h55 -

Il est bizarre de trouver ques des écoles de provinces avec les logements pas trop cher....
Boursier a Paris ne suffit pas pour vivre...
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