Quotidien des Usines

Bourgogne Recyclage investit 6,5 millions d'euros à Beaune

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Bourgogne Recyclage inaugure aujourd'hui à Ruffey-lès-Beaune (Côte-d'Or), une unité de production de combustibles solides de récupération, issus des déchets non recyclables. L'investissement s'élève à 6,5 millions d'euros.

Bourgogne Recyclage investit 6,5 millions d'euros à Beaune
Phase finale de production CSR
© Bourgogne Recyclage

Les entreprises citées

Recycleur de déchets industriels et ménagers en Bourgogne et en Franche-Comté, Bourgogne Recyclage se lance dans la fabrication de combustibles solides de récupération (CSR). L'investissement de 6,5 millions d'euros porte une unité de 300 mètres carrés, d'une capacité de 42 000 tonnes annuelles sur le site de son siège à Ruffey-lès-Beaune (Côte-d'Or) et a créé douze emplois.

L'entreprise familiale, qui prévoit un chiffre d'affaires consolidé de 45 millions d’euros en 2014 et emploie 242 salariés, est partie du constat suivant : sur les 450 000 tonnes de déchets qu'elle traite annuellement, 60 000 ne sont pas recyclables et finissent en déchets ultimes, dans des décharges ou des usines d'incinération.

Ce nouveau combustible fabriqué dans guère plus d'une dizaine d'installations en France, d'après le PDG Pascal Sécula, est produit à partir de plastiques mélangés mais aussi de cartons, tissus et bois souillés ainsi que d'emballages en polystyrène et toutes sortes d'encombrants.

Après broyage et criblage des matériaux, afin de les débarrasser de matières non désirables (comme le métal ou le PVC contenant du chlore), le produit prend la forme d'une sorte de confetti de 20-25 mm, doté d'un pouvoir calorifique situé entre 17 000 et 24 000 kilojoules. De cette transformation, subsistent 30 % de déchets non valorisables.

Premiers clients, les cimentiers

En fonctionnement depuis juin, l'usine a déjà produit un millier de tonnes. Ses premiers marchés sont les cimentiers. "Nous faisons aussi des tests dans les fours à chaux", indique Pascal Sécula. D'autres débouchés pourraient s'ouvrir, en particulier les chaufferies urbaines, si la législation évolue.

"L'enjeu est de faire passer le CSR du statut de déchet en produit commercialisable", affirme le PDG. Ce à quoi s'emploie la fédération des entreprises du recyclage (Federec) avec le soutien de l'Ademe.

Constitué d'une broyeuse, de cribles vibrants et de différents séparateurs : aéraulique, optique, Overband et à courant de Foucault, l'équipement a bénéficié d'une subvention de l'Ademe de près d'un million d'euros, et du conseil régional de Bourgogne, à hauteur de 150 000 euros.

Didier Hugue
 

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