[Bourget] Comment l’ONERA fait décoller l'innovation de rupture

Avion tout électrique, lanceurs réutilisables planant ou propulsé, furtivité des appareils…Le centre de recherche aéronautique et spatiale est à l'affut des ruptures technologiques qui pourraient révolutionner le secteur.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

[Bourget] Comment l’ONERA fait décoller l'innovation de rupture
Le démonstrateur d'avion régional tout électrique de l'ONERA permettrait de transporter 4 à 6 personnes sur 500 Km en deux heures.

Un avion propulsé par 32 petits moteurs placés au-dessus des ailes plutôt que deux grands réacteurs sous la voilure. L’appareil ne volera peut-être jamais. C’est juste pour l’instant une maquette de soufflerie présentée sur le stand de l’ONERA pendant le salon du Bourget. "Il s’agit d’un concept plane d’avion tout électrique. La propulsion toute électrique est de nature à impliquer des changements importants sur les configurations des avions. Avec cette maquette, nous poussons les choses à leurs limites de façon à bien comprendre ce qui se passe. L'ONERA est complètement dans son rôle d’explorer de nouvelles ruptures", explique Hervé Consigny, directeur de programmes aéronautique civile à l'ONERA. Les industriels sont en effet plus favorables à une innovation incrémentale misant sur un avion plus électrique pour alimenter les fonctions secondaires de l’appareil (freinage, inverseurs de poussée, taxiage…)

Le fin des gouvernes

Pour l’ONERA, la propulsion électrique a de multiples bénéfices. Le premier est évidemment de réduire les émissions de CO2et le bruit. La multiplicité des moteurs a d’autres avantages, comme la redondance. Si certains moteurs tombent en panne, l’avion peut continuer de voler dans un mode dégradé. "En jouant sur la poussée relative de chacun des moteurs, on peut envisager de se passer dans le futur des gouvernes des appareils. Les distances de décollage et d’atterrissage sont réduites", explique le chercheur.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Autre champ d’investigation : les lanceurs réutilisables. Aujourd’hui, le but est de rattraper le retard européen dans ce domaine alors que l’américain SpaceX a réussi à plusieurs reprises à faire revenir sa fusée Falcon9 sur Terre. Le centre de recherche travaille sur plusieurs scénarios possible de récupération du premier étage : un lanceur réutilisable similaire à celui de Space X basé sur la séparation des étages avec un retour à l’horizontal, mais également des lanceurs dont le premier étage serait capable de revenir sur une piste d’atterrissage à l’horizontal après un vol retour soit plané soit propulsé grâce à l’ajout d’ailes et de moteurs supplémentaires au corps principal. Coût et temps de développement, impact sur l’aérodynamisme et la consommation de carburant, optimisation de la trajectoire retour et des coûts d’exploitation…ces solutions sont à l’étude pour le compte du CNES. "Pour optimiser le lanceur, nous regardons le fonctionnement de l’ensemble du système mais aussi de chacun de ses éléments : moteurs, avionique, matériaux, aérodynamisme…", explique Jean Claude Traineau, directeur des programmes spatiaux à l’ONERA

Eviter la détection infrarouge

Dernier sujet d’études présenté par les chercheurs: la furtivité des avions de combats. Dassault Aviation retenu comme l’un des pilotes industriels du futur drone de combat franco-britannique, mise sur le savoir-faire de l’ONERA pour le rendre le plus indétectable possible. A voir la forme de la maquette présentée sur le stand, le concept d’aide volante semble avoir la côte auprès des militaires. L’objectif est de trouver le meilleur compromis entre l’aérodynamisme et la furtivité notamment en évitant la détection infrarouge des entrées d’air de l’appareil.

Partager

NEWSLETTER Aéro et Défense
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS