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L'Usine Aéro

[Bourget 2019] Prenez un aller simple vers une carrière dans l'aéronautique avec l'Avion des Métiers

Rémi Amalvy , , , ,

Publié le

Reportage Un événement dans l'événement. Au cœur du Salon du Bourget a été mis en place l'Avion des Métiers, un mini salon dédié aux jeunes et aux chercheurs d'emploi. Au programme, 70 exposants, dont beaucoup d'industriels, qui n'ont que ces mots à la bouche : l'aéronautique recrute, venez travailler chez nous ! Le grand public pourra s'y plonger dès le 21 juin.

[Bourget 2019] Prenez un aller simple vers une carrière avec l'Avion des Métiers
Situé non loin de la piste principale, l'Avion des Métiers est le rendez-vous immanquable de la jeunesse en quête d'orientation.
© Rémi Amalvy

Venez travailler dans l’aéronautique ! Tel est le leitmotiv de l’Avion des Métiers du salon du Bourget 2019. Installé dans un hall d’environ 3000 m², cet événement dans l’événement se présente comme "un lieu unique pour découvrir les métiers de l’industrie aéronautique et spatiale et parler formation avec les jeunes". Cette année, l’édition accueille 70 exposants dont des entreprises, des écoles et universités et des opérateurs de formations pour animer des ateliers, des rencontres et des conférences autour des emplois du secteur, et à destination d’un public très large. On y croise des classes de collégiens et de lycéens, des étudiants, des familles et des chercheurs d’emploi de tous les âges.

Et force est de constater que l’accueil des visiteurs n’a pas été pris à la légère. Casques de réalité virtuelle pour découvrir les métiers, vidéos pédagogiques, animations avec des équipements d’usine, et surtout, présence de nombreux ingénieurs et techniciens volontaires pour parler de leurs métiers… Tout a été mis en œuvre pour permettre la découverte de "la réalité d’un secteur en pointe". Un secteur en pointe qui subit de manière récurrente des pénuries de main d’œuvre. Cette année, l’aéronautique prévoit de recruter au moins 15 000 personnes, dont 70% de CDI, et 4 000 alternants. Autant dire que l’opération séduction se doit d’être ambitieuse.

Recrutement de masse chez MBDA

Parmi les exposants, MBDA a souhaité s’assurer d’être bien visible, avec une présence sur trois stands différents. Vers l’entrée du hall, le missilier européen présente le métier de technicien de bureau d’études. "On fait des essais mécaniques et des simulations, tester les différentes parties d’un produit pour s’assurer que tout est en ordre. C’est un métier polyvalent et enrichissant, où on est en contact avec énormément d’interlocuteurs", racontent Margaux et Vincent, tous deux techniciens de cette branche. Pour eux, l’enjeu ici est de "susciter des vocations" et de "montrer que l’industrie est ouverte à tout le monde". Surtout aux jeunes filles, qui conservent "beaucoup d’a priori".

Quelques mètres plus loin, Luc Laurent, chef de fabrication chez MBDA, parle à la jeunesse, petits robots à l’appui, du métier de technicien méthodes, le "chef d’orchestre qui garantit que la pièce sort dans les coûts, la qualité et les délais souhaités". Ici aussi, les besoins de recrutement sont grands, pour des profils allant de bac +2 à ingénieur. "Il s’agit de postes techniques, et on a besoin de monde".

Fort d’une dynamique positive, MBDA France a recruté en 2018, pour ses sites du Plessis-Robinson et de Bourges, 900 personnes dont 500 en CDI, pour un effectif total d’environ 5000 employés. Pour 2019, les objectifs sont similaires, avec une priorité sur le recrutement de cadres aux profils scientifiques. 250 stagiaires et une centaine d’apprentis devraient également être intégrés, avec un taux de transformation en CDI atteignant les 50%. De quoi attirer ce public bientôt diplômé.

Les mécas de Liebherr Aerospace

De l’autre côté de l’allée, avec leurs pièces terminées servant d’exemple et tous leurs outils, Gilles et Serge, mécaniciens monteurs chez Liebherr Aerospace, expliquent à un public attentif les détails de leur métier. "Grâce à des schémas de montage, on fabrique des pièces qu’on assemble ensuite entre elles. C’est ce qu’on essaie de montrer aux visiteurs, bien que l’équipement qu’on a ici soit déjà fini". Situé dans le bassin toulousain, le site de Liebherr France, comme beaucoup d’autres, subit une pénurie de main d’œuvre.

D’ici la fin de l’année, son objectif est de passer d’un effectif de 1400 à 1500 personnes. L’accent est mis sur l’embauche d’une trentaine d’alternants par an, dont une bonne partie est par la suite intégrée en CDD ou CDI. La société organise également un événement de recrutement le 4 juillet prochain au musée Aéroscopia de Blagnac. 70 postes seront à pourvoir pour l’occasion, pour des profils allant du CAP au doctorat.

Le travail de longue haleine de Thales

Il se devait d’être là, car "on se doit d’être présent sur tous les salons où la jeunesse est conviée",  le groupe Thales est venu présenter, lui aussi, le métier de technicien, mais également celui d’ingénieur d’études en intelligence artificielle. Considéré comme un "véritable métier d’avenir", ce dernier met au point des systèmes d’IA capable de remplacer l’homme dans certaines tâches. "On a beaucoup de postes à pourvoir, et pas que pour ce métier. L’aéronautique est un secteur en plein développement et très diversifié" estime Vincent Mattei, responsable du recrutement chez Thales en France. En 2019, l’objectif est de recruter 5500 CDI partout dans le monde, dont 2500 en France, et au moins 40% de femmes.

Une feuille de route ambitieuse impliquant "un travail de longue haleine". Avec des événements comme l’Avion des Métiers du Bourget, "on cherche à convaincre les filles le plus tôt possible qu’elles ont leur place chez nous". Thales mise aussi sur les étudiants et jeunes en écoles, avec environ 2000 stagiaires, 1800 alternants, 200 thèses financées et un objectif de 40% d’embauches par la suite. Depuis trois ans, 50% des créations de CDI le sont pour des jeunes de moins de 30 ans.

La VR de Dassault Aviation

Vers le centre du hall, non loin d’une pièce d’appareil massive attirant la curiosité de tous les passants, un stand n’a pas à rougir de jalousie niveau fréquentation. Grâce à ses casques de réalité virtuelle qui se passent de mains en mains, et de têtes en têtes, l’espace de présentation du métier de mécanicien avionique ne laisse pas les visiteurs indifférents. Celui-ci est en partie animé par des employés de Dassault Aviation.

Pour 2019, le constructeur français s’est doté d’un "plan de recrutement ambitieux : 1000 nouveaux collaborateurs sur l’ensemble des sites en France, dans l’ensemble des métiers, et sur tous les niveaux de profil, du compagnon à l’ingénieur. Nous organisons quatre job-dating durant le salon du Bourget", précise Emmanuelle Roux, responsable du pôle future collaboration de la société. L’objectif est également de recruter 30% de jeunes diplômés, et de transformer en CDI au moins 30% des 200 apprentis et 400 stagiaires embauchés depuis janvier.

La mobilité de Sabena Technics

Également sur le stand pour présenter ce métier de mécanicien spécialisé dans la maintenance des aéronefs, les équipes de Sabena Technics répondent à toutes les questions du jeune public. L’entreprise française spécialisée dans l’entretien de l'aéronautique possède pas moins de 90 métiers ouverts au recrutement, pour des profils allant généralement de Bac +0 au Bac +2. "On cherche surtout du personnel jeune, et on encourage la mobilité géographique", ajoute Damien Denefeld, DRH chez Sabena.

La société possède environ 2500 salariés sur le territoire français, répartis sur les sites de Dinard, Bordeaux, Nîmes et Toulouse, et en recrute 250 de plus par an jusqu’en 2021. Le même nombre d’apprentis est également embauché annuellement, dont "une bonne partie" est ensuite intégrée aux équipes. "On récupère beaucoup de candidatures grâce aux événements comme l’Avion des Métiers. Ça nous donne aussi l’occasion d’orienter les plus jeunes vers le secteur lorsqu’ils auront l’âge requis".

Et les jeunes concernés alors, que pensent-ils de ce dispositifs et ces animations spécialement mis en place pour eux ? Commençons par les plus jeunes, les collégiens. Venus avec leurs classes durant les journées professionnelles, parler de leurs potentiels futurs métiers dans l’aéronautique semble bien abstrait, et ça se voit. L’attention est peu régulière, et l’intérêt se porte surtout sur les aspects ludiques, comme l’utilisation des casques de réalité virtuelle. Les lycéens, étudiants et jeunes diplômés, eux, sont la véritable cible des exposants. Généralement attentifs car plus soucieux de leur avenir proche que leurs camarades plus jeunes, ils écoutent, posent des questions, et s’intéressent aux métiers exposés. Une grande différence dans l’intérêt bien perçue par les professionnels présents. Reste désormais à voir dans quelques années si l’opération séduction aura été concluante.

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