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L'Usine Aéro

[Bourget 2017] Le drôle d’engin volant développé par la filière aéro normande

Olivier James , , , ,

Publié le

Avec sa voiture volante, la filière aéronautique normande entend bien se faire remarquer dans les allées du salon. Technoplane, à l’origine du projet, cherche à s’acoquiner avec de grands industriels.

[Bourget 2017] Le drôle d’engin volant développé par la filière aéro normande
La start-up Technoplane présente un engin volant.

Et si le salon du Bourget lui servait de rampe de lancement ? C’est le souhait de Xavier Dutertre, fondateur de la start-up Technoplane, basée à Evreux (Eure) depuis sa création en 2013. Le jeune dirigeant verrait bien son projet de voiture volante Mini Bee propulsé par un ou plusieurs grands industriels, Safran en tête. Depuis son lancement en janvier 2015, le drôle d’engin qui peut embarquer de deux à quatre passagers – visible sur le salon via une maquette opérationnelle de deux mètres d’envergure – a fait du chemin.

"Cette maquette a déjà volé en mai, assure Xavier Dutertre. L’engin est très différent de ce qu’il était au début. L’année écoulée a permis d’améliorer sa configuration". Le projet est passé au niveau de TRL (technology readiness level) 2, une échelle du degré de maturité technologique qui compte 9 niveaux. Un prototype à l’échelle 1 pourrait voir le jour en 2018. La commercialisation n’est pas à l’ordre du jour mais l’objectif est ambitieux : le Mini Bee est destiné aux liaisons intercités de moins de 600 kilomètres, comme Deauville-Paris ou Rouen-Cherbourg par exemple, et pourrait voler à 300 km/h. Son prix pourrait s’élever à environ 1 million d’euros.

Mini Bee va devoir faire la différence

Alors que les projets de voitures volantes se multiplient, à l’image de CityAirbus, Vahana et Pop.Up d’Airbus, Technoplane va devoir se différencier pour séduire les industriels. "Nous nous positionnons dans un marché proche des hélicoptères légers, précise Xavier Dutertre. Notre appareil pèse 1,2 tonne contre moitié moins pour la plupart des autres projets tout électrique". Une différence de poids qui s’explique notamment par un choix énergétique innovant : Mini Bee est un véhicule hybride, avec 8 moteurs, qui met en œuvre 80 kilos de batteries électriques et 300 litres de carburant conventionnel. L’hybridation électrique est d’ailleurs l’une des pistes que souhaitent explorer Safran. Avec en outre un système de pilotage impliquant un pilote - et non le recours à de l'intelligence artificielle comme nombre d'autres projets - Mini Bee pourrait se voir faciliter l'obtention du sésame de la certification, principal obstacle aux voitures volantes.

Au-delà de Technoplane qui porte le projet, c’est bien la filière aéronautique normande que l’on retrouve derrière Mini Bee. Le réseau Normandie AeroEspace – 134 membres représentants près de 15 000 salariés – favorise le développement de Mini Bee via un challenge étudiants. Près d’une quinzaine d’acteurs académiques participent au projet, tels que l’Estaca, Centrale Supélec, l’INSA Rouen ou bien encore les IUT de Caen, du Havre et de Rouen. "Les équipes ont planché sur les différentes briques technologiques nécessaires comme l’énergie, l’avionique et le train d’atterrissage par exemple", mentionne Samuel Cutullic, responsable Recherche, Technologie et Innovation au sein de Normandie AeroEspace. Résultat de la finale le samedi 24 juin lors du salon du Bourget.

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