Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Bourgeois à Faverges n'a pas déposé son bilan

Publié le

Comme nous en avions fait l'écho dans notre « Quotidien des Usines » du 20 janvier, et contrairement à diverses rumeurs qui, selon la direction, « seraient diffusées par des ex-salariés pour nuire à l'entreprise », la société Bourgeois, spécialisée dans la construction de fours pour la restauration collective, située à Faverges en Haute-Savoie, n'a pas déposé son bilan.

Le tribunal de commerce de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a, en effet, débouté le jeudi 9 janvier deux anciens représentants du personnel de cette société, qui demandaient que l'entreprise soit placée en redressement judiciaire.

Jean-Luc Sauvage, délégué syndical CGT, et Victor Païs, ex-secrétaire du Comité d'entreprise, avaient été licenciés en 2001 de l'usine Bourgeois. Mais, le tribunal des prud'hommes d'Annecy avait ordonné leur réintégration sous astreinte financière, selon les intéressés et d'après l'AFP. Les deux salariés disposaient alors de quinze jours pour faire appel. Jean-Charles Violi, P-dg de l'entreprise a, par ailleurs, fait appel du jugement du tribunal des prud'hommes d'Annecy ordonnant la réintégration des deux hommes.

Le P-DG confirme cependant des difficultés, entraînées par la crise du marché américain. D'ailleurs, le principal actionnaire de Bourgeois (à 30 %), le groupe américain Hobart, s'est récemment totalement désengagé du capital.

Sur le site, la situation est particulièrement conflictuelle entre le P-DG de cette coopérative ouvrière et les représentants syndicaux. Ces derniers ont investi, la semaine dernière, les locaux de la direction du Travail à Annecy afin de protester contre l'attitude de leur dirigeant.

Des délégués syndicaux reprochent à leur P-DG (qui fut lui-même responsable syndical avant de diriger cette coopérative) « de faire régner un climat de terreur dans l'entreprise ». Ils lui demandent la réintégration immédiate des deux salariés qu'ils estiment abusivement mis à pied, mais aussi l'organisation d'une réunion afin de négocier les critères de licenciement et les modalités financières de cession des parts sociales des salariés concernés.

Le maire de Faverges a également reçu une délégation de salariés de l'entreprise pour tenter de trouver une issue à ce conflit. La direction du Travail a elle aussi organisé une réunion le lundi 20 janvier entre les partenaires sociaux afin de définir les modalités du plan social en cours, concernant une cinquantaine de salariés sur les 180 du site.

Les représentants syndicaux ont à nouveau occupé, le mercredi 22 janvier, les locaux de la direction du Travail d'Annecy.

 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle