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Quotidien des Usines

Bosch signe un accord "de performance" à Mondeville

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La direction et l’intersyndicale de l’usine Bosch de Mondeville (Calvados) ont signé un accord dit "de performance". L’enjeu est à la fois la réduction de la masse salariale et la diversification vers l’électronique non automobile.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

La direction et l’intersyndicale CFE/CGC-CFDT-CFTC-SUD de l’usine Bosch de Mondeville (Calvados) ont signé un accord "de performance". Cet accord vise, d’une part, à réduire la masse salariale et d’autre part, à diversifier l’activité de cette usine aujourd’hui dédiée à l’électronique pour l’automobile.  Elle emploie 620 salariés (équivalents temps plein) contre 1 200 il y a quinze ans.

Plusieurs mesures vont être mises en œuvre pour réduire la voilure, à commencer par un plan de départs en préretraite. Le site devrait compter 500 salariés en 2020. Un plan de modération salariale consistant à réduire l’augmentation salariale annuelle sera également mis en place, ainsi qu’un "compteur temps".

Avec cette dernière mesure, Bosch entend introduire de la flexibilité afin d’adapter les cadences en fonction de la charge. "Ces mesures visent à rendre le site plus agile et plus flexible", explique Frédéric Boumaza, directeur de l’usine Bosch de Mondeville.

Investissement de 11 millions d’euros

En parallèle, 11 millions d’euros vont être investis pour permettre à cette usine, qui dispose de compétences très pointues en électronique, de se diversifier vers l’électronique non automobile, dont les objets connectés. Cette activité EMS - Electronic manufacturing services – constitue un "axe stratégique majeur du groupe Bosch" souligne Frédéric Boumaza.

"Notre objectif est de parvenir d’ici 2020 à réaliser 25 % de notre chiffre d’affaires avec des activités non automobiles, précise le directeur. Nous pensons que nous pouvons être performants sur un marché plus national qui a besoin de nos compétences. Dans l’automobile, nous sommes confrontés à la concurrence de pays à plus faibles coûts de main d’œuvre que le nôtre. Nous pouvons difficilement nous bagarrer en termes de coûts pour des produits automobiles qui sont aussi fabriqués en Roumanie."

A l’occasion d’un référendum organisé par les syndicats, dans le cadre des négociations sur l’accord de performance, 92 % des salariés se sont prononcés en faveur de l’accord sur les 80 % qui y ont participé, précise Frédéric Boumaza. Cela constitue, selon lui, "un signal fort". 

Claire Garnier

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