Quotidien des Usines

[Bosch] Bruno Le Maire reçoit les syndicats de l'usine de Rodez, menacée par le déclin du diesel

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Dans un contexte social tendu, l'intersyndicale de l'usine Bosch Rodez, accompagnée par les élus de l'Aveyron, a été reçue mercredi 14 mars par Bruno Le Maire. Elle l'appelle à faire pression sur les constructeurs automobiles français... et le gouvernement allemand.

[Bosch] Bruno Le Maire reçoit les syndicats de l'usine de Rodez, menacée par le déclin du diesel
Le site Bosch d'Onet-le Château, à côté de Rodez en Aveyron
© Bosch

Une nouvelle occasion pour l'intersyndicale de l'usine Bosch de Rodez de faire entendre sa voix et de faire monter la pression. A la demande des parlementaires aveyronnais, le front commun Sud/CGT/CFE-CGC/CFDT a été reçu ce mercredi 14 mars à Paris, à l'Assemblée Nationale, par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Alors que la direction du groupe allemand a proposé fin janvier d'investir 14 millions d'euros sur le site de Rodez, dans l'Aveyron, pour moderniser l'une des deux lignes de production d'injecteurs diesel du site, avec en contre-partie l'adhésion des salariés à la signature d'un accord de compétitivité qui prévoit notamment une baisse du temps de travail, les représentants du personnel cherchent une autre voie.
Selon les syndicats, la modernisation d'une seule des deux lignes d'injecteurs du site reviendrait en effet à condamner à très court terme, dès 2020, 350 à 450 emplois, avec l'arrêt programmé de la deuxième ligne.

L'intersyndicale réclame des productions pour les moteurs essence

"Nous sommes venus demander au gouvernement français de mettre la pression sur les constructeurs automobiles français, PSA et Renault, pour qu'ils s'engagent à donner une priorité aux productions françaises dans leurs achats pour leurs véhicules diesel, rappelle Yannick Anglares, secrétaire CGT du site de Rodez. D'autre part, nous souhaitons, au nom des bonnes relations franco-allemandes, qu'il fasse pression sur le gouvernement allemand et sur la direction du groupe Bosch pour obtenir de nouveaux investissements au sein de l'usine de Rodez, sur des productions liés aux moteurs essence, afin de pérenniser l'activité industrielle sur ce site.".

L'usine aveyronnaise, où travaillent actuellement quelque 1 600 salariés, est en effet spécialisée dans la fabrication de bougies, injecteurs et buses d'injecteurs pour les seuls moteurs diesel, contrairement à d'autres sites du groupe Bosch qui sont positionnés sur plusieurs familles de production. Or un nombre croissant de constructeurs automobiles se désengagent désormais du diesel.

Le ministre de l'Economie semble avoir entendu le message. Une prochaine réunion a d'ores et déjà été programmée pour le 22 mars à Rodez.

Marina Angel

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