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Bosch, la RFID à tous les étages

Frédéric Parisot ,

Publié le

La traçabilité ne sert pas seulement à rassurer les clients sur l’origine d’un produit. Elle peut être source de gains substantiels si elle est développée à grande échelle. Bosch l’a bien compris et a lancé, en 2008, un vaste projet de déploiement de tags RFID (identification par radiofréquences) dans ses usines. Seize sites du groupe l’ont déjà appliqué, à un degré plus ou moins étendu. Mais dans l’usine de Hombourg, en Allemagne, qui a servi de site pilote pour le projet, la RFID est par exemple omniprésente. Elle sert bien sûr à l’alimentation des lignes. Tous les composants arrivent du magasin dans des bacs équipés de tags RFID. Dès qu’un opérateur vide un bac de composants, il scanne l’étiquette et l’entrepôt se charge d’en mettre un nouveau à disposition. Les gains sont au rendez-vous. "Plus nous faisons de requêtes, plus nous pouvons obtenir une gestion intelligente de nos stocks, explique Andreas Müller, le responsable des applications RFID en logistique du groupe. Aujourd’hui, nous avons des réductions de stocks allant jusqu’à 30 % sur certains produits, et les chariots de manutention parcourent 10 % de distance en moins." Les tags RFID servent aussi à la gestion de production. Les opérateurs n’ont plus rien à saisir, que ce soit sur papier ou dans un logiciel. Il leur suffit de passer une pièce devant un lecteur en début et en fin de production. La RFID apporte du confort par rapport à d’autres technologies de traçabilité comme les codes-barres, car il n’est pas nécessaire de savoir où se trouve l’étiquette pour scanner un produit, et surtout on peut scanner plusieurs pièces à la fois, même si elles défilent à grande vitesse.

Chez Bosch, les tags sortent désormais des zones de production. On les utilise jusque dans les bureaux, puisque des étiquettes ont été placées sur tous les paquets de fournitures (stylos, rames de papier…) et permettent de lancer des commandes de réapprovisionnement automatiquement. "Avec toutes ces applications, notre base de données de tags RFID compte environ 20 millions de requêtes par an, mais ce n’est qu’un début", affirme Andreas Müller.

Après avoir étendu ces pratiques à tous les sites, le groupe compte exploiter cette technologie chez ses clients. Pour optimiser la chaîne logistique, mais pas uniquement. "Imaginez que les tags contiennent des informations précises sur chaque pièce, poursuit Andreas Müller. Un constructeur automobile qui reçoit des injecteurs ainsi équipés pourra régler le moteur de chaque véhicule beaucoup plus finement, en s’appuyant sur les caractéristiques réelles de l’injecteur et non sur ses cotes nominales."

F. P.

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