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L'Usine Aéro

Boostec, l'entreprise haute-pyrénéenne qui a fabriqué les éléments de la caméra de Rosetta

Marine Protais , , ,

Publié le

Boostec, établie à Bazet (Hautes-Pyrénées), a conçu et fabriqué des éléments en carbure de silicium pour Osiris, la caméra de Rosetta et pour d'autres projets spatiaux majeurs. Filiale du groupe Mersen depuis 2010, l’entreprise compte se diversifier tout en continuant son activité spatiale.

Boostec, l'entreprise haute-pyrénéenne qui a fabriqué les éléments de la caméra de Rosetta
Boostec a également travaillé pour le télescope spatial Herschel
© Boostec-Mersen

"Osiris, le système de caméra de la sonde Rosetta, est le premier équipement spatial entièrement fabriqué en carbure de silicium", assure Jérôme Lavenac, le PDG de Boostec. L'instrument a été réalisé en 1998 par Airbus Defence and Space en collaboration avec Boostec. Cette entreprise basée à Bazet, à quelques kilomètres de Tarbes (Hautes-Pyrénées), est spécialisée dans la fabrication d'éléments en carbure de silicium. Ce matériau correspond aux conditions de l'environnement spatial. "Il se caractérise par sa forte rigidité et sa résistance, il conduit bien la chaleur et se dilate très peu", précise Jérôme Lavenac.

Depuis 1998, Airbus Defence and Space et Boostec ont participé à d'autres projets spatiaux d'envergure comme le miroir du télescope Herschel lancé en 2009 ou le satellite Gaïa de l'Agence spatiale européenne (ESA) lancé en 2013. On compte aujourd'hui quatorze télescopes qui, comme Osiris, sont entièrement fabriqués en carbure de silicium. "Ainsi, lorsqu'ils sont soumis à de fortes variations de température, ils se déforment peu et de façon homothétique", indique Jérôme Lavenac. Le carbure de silicium donne aux télescopes et aux caméras une plus grande stabilité, essentiel à la netteté des images.

Une volonté de diversification

"Rosetta constitue une étape importante dans le développement de Boostec, analyse le PDG. Elle a montré l'intérêt de notre technologie." La société, aujourd'hui filiale du groupe Mersen à 85 %, grandit et se diversifie. "Nous sommes passés de trente-quatre à quarante salariés en un an et demi et on va continuer de s'agrandir, l'objectif est aussi de tripler le chiffre d'affaires de 2013 au cours des trois prochaines années ", prévoit Jérôme Lavenac. En 2010, le spatial représentait 95 % du chiffre d'affaires, aujourd'hui la part des autres secteurs atteint presque 30 %. "Dans le domaine de la chimie, nous fabriquons des éléments pour les échangeurs de chaleur et les réacteurs à flux continue."

Le spatial reste son cœur de métier

Boostec ne délaisse pas son activité spatiale pour autant. "Nous travaillons actuellement sur d'autres projets d'astrophysique avec Airbus Defence and Space, détaille Jérôme Lavenac, notamment Euclid", un satellite du programme Cosmic Vision 2015-2025 de l'ESA dont la mission est de cartographier la géométrie de l'univers sombre, c'est-à-dire comprendre l'expansion de l'univers. "Nous fournissons également des éléments à la Nasa, pour Nirspec, le spectromètre du télescope spatial James Webb (JWST)", ajoute-t-il. Ce télescope dont le lancement est prévu en 2018 scrutera le ciel 13 milliards d'années dans le passé. D'Osiris à Nirspec, quelques années de développement pour Boostec, plusieurs "milliards d'années" d'observation pour la science.

Marine Protais

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