Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Bonduelle plus fort dans le maïs doux

Publié le

Le leader européen du légume crée une filiale de production avec trois coopératives du Sud-Ouest. Objectif : contrer les industriels thaïlandais.

Après la volaille thaïlandaise, c'est au tour du maïs doux de ce pays asiatique d'embarrasser les industriels français. Pour contrer cette concurrence croissante, Bonduelle renforce ses liens avec trois de ses partenaires : les coopératives du Sud-Ouest Euralis, Maïsadour et Vivadour. Ensemble, ils créent la société Unisol. Objectif : réduire les coûts de structure, notamment en mettant en commun les outils de production. Des quatre usines des partenaires, il n'en restera que trois. Le site Bonmaïs, à Haut-Mauco dans les Landes, appartenant à Maïsadour, fermera cette année, faute d'avoir la capacité d'évoluer. Sa production de 35 000 tonnes sera réaffectée vers les trois autres usines : Bordères, Saint-Sever et Labenne, également dans les Landes. Ensemble, les quatre actionnaires auront une capacité de production d'environ 140 000 tonnes de maïs, production signée Bonduelle ou commercialisée sous marques de distributeurs. Bonduelle refuse de dévoiler le montant des économies à réaliser. Mais le roi du légume insiste sur l'importance de l'enjeu.

Un marché mature

La Thaïlande s'est mise à produire du maïs doux depuis 2000, lorsqu'une variété de ce légume a été mise au point pour pousser sous un climat tropical. « Ce pays est devenu le quatrième producteur mondial avec 120 000 tonnes, juste derrière la France. Avec des prix 15 % inférieurs aux nôtres, il casse le marché », soutient Pierre Deloffre, directeur général de Bonduelle. D'autant que le coût du transport n'est pas un frein : un container allant de Bangkok à Rotterdam coûte autant qu'un camion rejoignant la ville batave à partir du sud-ouest de la France. Avantage asiatique supplémentaire : le climat permet de produire dix mois sur douze quand la campagne fran-çaise ne dure que trois mois !

Pour corser le tout, le marché du maïs, deuxième légume le plus consommé en Europe de l'Ouest, est devenu mature. Il stagne à 450 000 tonnes après avoir connu des croissances de 10 % pendant les années 1980. Si Bonduelle, acteur international, peut compter sur l'Europe de l'Est et ses trois usines locales (deux en Hongrie, une en Russie) pour compenser le peu de vigueur de l'Ouest, il n'en va pas de même pour les trois coopératives. Pour elles, la création d'Unisol est importante : elle leur permet de convaincre les agriculteurs de maintenir leurs cultures de maïs doux.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle