Quotidien des Usines

Bon trimestre pour le commerce extérieur français

,

Publié le

Le déficit extérieur français se résorbe au troisième trimestre. Les bonnes performances à l'exportation de l'industrie automobile, de l'aéronautique et de la construction navale expliquent ce bon résultat. La zone euro, immunisée des variations de change, est de plus en plus un client des entreprises françaises.

Bon trimestre pour le commerce extérieur français

Ca se confirme, la reprise a le goût du grand large. Si la croissance est de retour, c'est notamment grâce à la bonne tenue du commerce extérieur, et ce en dépit de l'appréciation du taux de change euro dollar, qui ne fait pas encore sentir ses effets.

D'après les statistiques des douanes, le solde du commerce extérieur au troisième trimestre (de juillet à septembre) s'est élevé à 4,65 milliards d'euros. Illico, Bercy publiait un communiqué se félicitant de ce résultat, où le déficit « a été réduire de moitié par rapport au trimestre précédent et atteint son plus faible niveau depuis la fin de 2004 ». Voire, car, comme on l'apprend en première année d'économie, la réduction du déficit extérieur en période de récession est plutôt un classique. Moins d'activité, c'est moins d'importation de matières premières et d'énergie, de sorte que la bonne nouvelle (la réduction du déficit) peut en cacher une mauvaise (la réduction de l'activité).

La prime à la casse allemande profite à l'industrie française

Pourtant, dans le cas présent, cette explication ne suffit pas, car les importations n'ont baissé que de 0,7 %. L'amélioration du solde est donc bien due aux performances exportatrices des entreprises françaises. En effet, les ventes à l'étranger croissent à nouveau. Elles avaient baissé de 11 % au premier trimestre. Au troisième trimestre, elles ont progressé de 5,7 %. Elles sont notamment dopées par les primes à la casse pour soutenir le secteur automobile. Et les Allemands ont utilisé cette prime pour acheter des véhicules made in France. Autre secteur dynamique : l'aéronautique et la construction navale. A l'inverse, les ventes d'équipements mécaniques et de matériel électrique et électronique ne se redressent pas. En particulier, les ventes de machines outils restent à un bas niveau, traduisant le faible dynamisme de l'investissement industriel à travers le monde ce dernier trimestre. Les exportations de produits pharmaceutiques baissent aussi, tandis que les produits issus de l'industrie agroalimentaire progressent très légèrement.
Par zone géographique, ce sont les exportations vers la zone euro qui ont augmenté le plus (+6,2 %). Dans cette région, les prix des produits fabriqués en France sont immunisés des variations du taux de change dollar euro, et pour cause. En revanche, et cela pourrait être plus inquiétant à l'avenir, les exportations vers l'Asie sont stables. De même, les exportations vers les Etats-Unis restent plutôt étales et à un bas niveau.

Christophe Bys

Retrouvez l'intégralité des données ici

L'excédent extérieur allemand déçoit

Après l'excédent de 10,6 milliards d'euros fin août, les marchés atteindaient une hausse de 11,5 milliards en septembre. Ils ont été déçus. L'excédent commercial n'a été que de 9,9 milliards d'euros en septembre. Autrement dit, l'Allemagne continue de vendre davantage à l'étranger qu'elle n'y achète. L'explication est à chercher du côté des taux de croissance comparé des exportations et des importations. En un mois, les premières ont progressé de 3,8 %, tandis que les importations augmentaient de 5,8 %. En septembre 2008, l'excédent commercial de l'Allemagne atteignait 15,3 milliards d'euros.



 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte