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L'Usine Aéro

Bombardier va accroître ses transferts de production vers les pays à bas coûts comme le Maroc

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Le groupe aéronautique et ferroviaire canadien Bombardier confronté à des difficultés financières vient d'indiquer à New-York que sa branche aviation allait transférer de plus en plus d'opérations de production vers les pays à bas coût dont le Mexique, l'Inde ou le Maroc.

Bombardier va accroître ses transferts de production vers les pays à bas coûts comme le Maroc
L'usine de Casablanca de Bombardier sur la zone franche de Nouaceur.
© Julie Chaudier

Mauvaise passe pour le groupe canadien Bombardier qui a annoncé fin octobre une perte de 4,9 milliards de dollars (1) au troisième trimestre en raison d'importantes dépréciations d'actifs.

A la lutte pour rassurer la communauté financière, le groupe ferroviaire et aéronautique vient de tenir une conférence d'analystes à New-York ce mardi 24 novembre sur son plan stratégique de redressement à cinq ans.

Selon un article de ce jour du site du quotidien canadien La Presse, Jim Vounassis,vice-président, stratégie d'exploitation, et responsable de la transformation de Bombardier y a déclaré "Afin de réduire ses coûts, Bombardier va transférer davantage de tâches peu complexes à ses usines situées dans des pays à faibles coûts, comme au Mexique, au Maroc et en Inde.  Elle conservera les tâches plus complexes et les activités de recherche et développement à ses centres d'excellence comme, dans le cas de l'aéronautique, Montréal et Belfast".

Pour rappel, Bombardier a ouvert une usine à Casablanca sur la zone franche Midparc de Nouaceur, dont la production a débuté fin 2014 et doit progressivement prendre de l'ampleur.

Le groupe dont le siège est à Montreal s’est engagé à investir sur ce site marocain 200 millions de dollars américains  en équipements, foncier et coûts de démarrage (formation notamment). L'usine de Casablanca devrait compter 850 salariés d’ici à 2020.

Cette usine produit des composants mécaniques et des sous-ensembles (bords d’attaque…) pour les ailes du Canadair regional jet (CRJ), un avion de transport régional. Des opérations jusqu’ici réalisées notamment à Belfast.

Le PDG de Bombardier, Alain Bellemare (photo), toujours cité par La Presse a indiqué qu'en matière de production à bas coût, l'entreprise ne partait pas de zéro et qu'elle avait déjà de très bonnes usines au Mexique, au Maroc et en Inde. «Nous accélérons ces initiatives», a-t-il noté.

En Inde, la branche ferroviaire de Bombardier emploie plus de 1 000 personnes sur plusieurs sites dont une usine de train près de Vadodara dans le Gujarat ou un centre de développement à Hyberadad. Quand au Mexique où l'industriel canadien est présent depuis plus de vingt ans, il compte plusieurs usines à la fois dans ses branches ferroviaires et aéronautiques.

Côté financier, les dépréciations d'actifs massives récentes sont liées pour l'essentiel aux retards du programme CSeries (appareils100 à 160 places) et l'arrêt du programme d'avions d'affaires Learjet 85.

En 2014, Bombardier qui emploie au total plus de 73 000 salariés, dont 17 000 au Québec, a réalisé 20,1 milliards de dollars de chiffre d'affaires soit environ +10%.

Il a affiché un résultat net ajusté, hors éléments exceptionnels  de 648 millions de dollars. Sur cet exercice, la perte du groupe s'élevait à 1,246 milliard de dollars. Au 31 décembre 2014, son carnet de commandes totalisait 69,1 milliards de dollars.

Ces dernières semaines, pour soutenir financièrement le groupe montréalais, le gouvernement provincial du Québec a prévu d'y injecter en capital 1 milliard de dollars  dans une filiale commune portant le programme Cseries. Il a été suivi ces derniers jours par un apport de 1,5 milliard de dollars  de la part de la Caisse de dépôt et placement du Québec. L'annonce faite ce 24 novembre de délocalisations dans des pays low-costs a aussitôt déclenché au Québec des réactions d'incompréhension voir de colère sur les réseaux sociaux.

P.-O. R.

 

(1) nb : tous les chiffres de cet article sont donnés en dollars américains.

 

 

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