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Bolloré expérimente son Bluetram sur les Champs-Elysées

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Présenté comme une alternative au tramway, le Bluetram du groupe Bolloré desservira à titre expérimental les Champs-Elysées jusqu’au 15 janvier. Il a été inauguré mardi 1er décembre.

Crédits: Bolloré

En pleine COP21, le Bluetram parade sur les Champs-Elysées. Mardi 1er décembre Anne Hidalgo, Maire de Paris et Vincent Bolloré, Président Directeur Général du Groupe Bolloré, ont inauguré ce nouveau moyen de transports en commun tout électrique qui circulera à titre expérimental dans la capitale jusqu’au 15 janvier prochain.

Ce service né d’un partenariat entre la Ville de Paris, Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré et la RATP sera entièrement gratuit. Six Bluetram, conduits par des agents de la RATP et pouvant embarquer une vingtaine de passagers, circuleront simultanément pour desservir neuf stations spécialement aménagées le long d’un circuit en boucle allant de la place de la Concorde à la place de l’Etoile. Le service fonctionnera de 13h à 21h.

Le Bluetram est présenté par le groupe Bolloré comme une alternative au tramway facilitant les déplacements en zone urbaine mais sans les inconvénients du tramway : infrastructures lourdes et coûteuse, longs délais de réalisation, aspect inesthétique des lignes aériennes d’alimentation.

20 secondes pour se recharger à chaque station

Equipé de pneus, le Bluetram ne nécessite ni rail, ni caténaire et son coût est de "cinq à dix fois moins élevé que pour une ligne de tramway classique", assure le groupe Bolloré.

Le Bluetram est équipé d’une batterie LMP (Lithium Métal Polymère) et de 30 modules de 20 supercapacités, un composant de stockage d’électricité qui se caractérise par une densité de puissance très élevée permettant un temps de charge très court. 

"A chaque station, le Bluetram s’arrête une vingtaine de secondes pour se recharger et permettre aux passagers de monter et descendre. Ce principe permet au tram de circuler jour et nuit 24h/24", précise l’entreprise.

Pour effectuer l’opération de recharge, les stations sont équipées d’un connecteur téléscopique qui se branche automatiquement au véhicule à l’arrêt.

Si Bolloré a opté pour un Bluetram de faible dimension (six mètres de long) pour le test parisien, le groupe dispose de solutions encore mieux appropriées aux transports collectifs avec des versions en 12 mètres pouvant accueillir 90 passagers. Il annonce même des longueurs de 18 ou 24 mètres où 200 personnes peuvent prendre place.

Patrick Désavie

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3 commentaires

Nom profil

04/12/2015 - 14h29 -

Bravo pour cette très intéressante application du génie technique français,
L'innovation française dans son exemplarité écologique quand l'électricité est décarbonée à tendance 100% renouvelables selon le scénario de l'étude ADEME réalisée via une approche collaborative (asso. NEGAWATT entre autre).
N'en déplaise au grincheux et ridicule Jfdt qui compare les avantages d'un bus électrique à une trottinette électrique: la recharge ultra rapide via supercondensateur alliée à une batterie de sécurité (solution hybride) cumule les avantages de l'une et l'autre technologie de stockage:
rapidité, nb. de cycles très importants des supercondensateurs et sécurité d'une batterie classique.
Cette solution répond globalement et parfaitement à un usage des transports en commun urbains:
- recharges très fréquentes
- infrastructures de recharges légères et donc relativement peu couteuses (vs alimentation via ligne électrique aérienne ou terrienne) cependant renforcement du réseau à éventuellement prévoir
- absence de nuisances environnementales (CO2, NOx, particules, odeurs, bruits, vibrations et incidences liées sur la santé prouvées par étude OMS (diesel est classé cancérigène par l'étude))
- supercondensateur à l'emprunte environnementale bien plus faible que n'importe quelle batterie actuelle industrialisée car fabriqué à partir d'électrodes en charbon actif, d'électrolyte organique ou aqueux et d'aluminium donc très facilement recyclable??
Voilà en plus les éléments sont fabriqués, assemblés en France par notre capitaine d'industrie Vincent BOLLORE (je n'ai pas d'actions BOLLORE????)
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Nom profil

04/12/2015 - 09h48 -

Bravo pour cette très intéressante application du génie technique français,
L'innovation française dans son exemplarité écologique quand l'électricité est décarbonée à tendance 100% renouvelables selon le scénario de l'étude ADEME réalisée via une approche collaborative (asso. NEGAWATT entre autre).
N'en déplaise au grincheux et ridicule Jfdt qui compare les avantages d'un bus électrique à une trottinette électrique: la recharge ultra rapide via supercondensateur alliée à une batterie de sécurité (solution hybride) cumule les avantages de l'une et l'autre technologie de stockage:
rapidité, nb. de cycles très importants des supercondensateurs et sécurité d'une batterie classique.
Cette solution répond globalement et parfaitement à un usage des transports en commun urbains:
- recharges très fréquentes
- infrastructures de recharges légères et donc relativement peu couteuses (vs alimentation via ligne électrique aérienne ou terrienne) cependant renforcement du réseau à éventuellement prévoir
- absence de nuisances environnementales (CO2, NOx, particules, odeurs, bruits, vibrations et incidences liées sur la santé prouvées par étude OMS (diesel est classé cancérigène par l'étude))
- supercondensateur à l'emprunte environnementale bien plus faible que n'importe quelle batterie actuelle industrialisée car fabriqué à partir d'électrodes en charbon actif, d'électrolyte organique ou aqueux et d'aluminium donc très facilement recyclable??
Voilà en plus les éléments sont fabriqués, assemblés en France par notre capitaine d'industrie Vincent BOLLORE (je n'ai pas d'actions BOLLORE????)
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Nom profil

03/12/2015 - 06h52 -

Poudre aux yeux et enfumage !!!
La méthode Coué et le matraquage médiatique ne changent pas les réalités !

Ce pseudo tram est un bus et le restera : pour pouvoir être un tramway, il lui manquera toujours la voie ferrée. Anne Hidalgo montre une fois encore son talent pour la communication et son approche très personnelle de l'efficacité des transports en commun (dont elle n'est pas un usager).

Bolloré affirme que ce moyen sera moins cher, mais sur quels critères et pour quels services rendus ? Une trottinette électrique est moins chère également que son bus, et encore plus rapide à mettre en place.

C'est prendre les usagers des TC pour ce qu'ils ne sont pas que de leur "vendre" pour du tram ce qui n'en est pas un.
C'est prendre les Parisiens et plus généralement les contribuables pour ce qu'ils ne sont pas de servir la soupe à cet industriel.

"les maires du monde entier nous envient" Autolib' d'après Anne Hidalgo ? Voire ! Les maires des grandes villes qui disposent d'une infrastructure ferroviaire circulaire l'utilisent, eux, et ne prétendent pas qu'il s'agit d'un "poumon vert" (sic) en niant leur potentiel de transport pour satisfaire les bobos…

Combien de journalistes reproduiront à la virgule près cette publicité à peine déguisée ?
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