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L'Usine Aéro

Boeing prend l'avantage sur Airbus à Dubaï avec une commande importante d'Emirates

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Publié le , mis à jour le 13/11/2017 À 06H32

Infos Reuters Au Salon aéronautique de Dubaï le match des commandes entre les deux avionneurs fait les bonnes affaires de Boeing. Avec 40 Dreamliner 787 commandés par Emirates Airlines à Boeing, c'est un dur revers pour l'Airbus A380.

Boeing prend l'avantage sur Airbus à Dubaï avec une commande importante d'Emirates
Emirates a annoncé une commande de 15 milliards de dollars (12,86 milliards d'euros) pour 40 Boeing Dreamliner 787, laissant Airbus en attente d'un contrat pour son très gros porteur A380.
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Emirates a annoncé une commande de 15 milliards de dollars (12,86 milliards d'euros) pour 40 Boeing Dreamliner 787, laissant Airbus en attente d'un contrat pour son très gros porteur A380, alors que le Salon de l'aéronautique de Dubaï ouvrait ses portes dans un climat de tensions au Moyen-Orient. Le président de la première compagnie aérienne de la région, cheikh Ahmed ben Saïd el Maktoum, a déclaré qu'Emirates avait choisi la dernière version du gros porteur de l'avionneur américain, après l'avoir comparé à l'A350 d'Airbus. Des délégués ont dit qu'il s'agissait d'un sérieux revers pour Airbus, qui cherche à retrouver les faveurs de Dubaï à la suite de l'annulation d'une commande de 70 avions A350 en 2014.

Les problèmes du constructeur aéronautique ne s'arrêtent pas là: l'espoir d'une commande de 16 milliards de dollars pour son très gros porteur A380 ne s'est pas concrétisé, forçant Airbus à poursuivre les négociations pour tenter de boucler la vente. Airbus attend un coup de pouce pour l'A380 qui, après des années en service, voit son succès fléchir à la faveur de long-courriers de moins grande taille, mais aussi efficaces.

Discussions toujours en cours avec Airbus

Emirates devait annoncer des commandes pour un total de 30 milliards de dollars, à partager entre Airbus et Boeing, et l'annonce a pris de court les représentants du groupe européen. Les dirigeants d'Airbus restent à Dubaï pour négocier.

"Emirates discute encore avec Airbus à ce sujet. Il n'y a pas de promesses", a dit une source du Golfe. La signature d'un accord pourrait dépendre de la volonté d'Airbus de racheter des A380 destinés à être retirés de la flotte d'Emirates, a rapporté une source proche du dossier. Le président d'Emirates avait pourtant déclaré au début du mois à Hambourg qu'il espérait pouvoir signer un accord à Dubaï avec Airbus pour la livraison d'appareils A380.

Un contrat de 15,1 milliards de dollars

Les 40 Dreamliner valent 12,5 milliards de dollars mais Boeing a précisé que la valeur totale du contrat était de 15,1 milliards, la livraison d'autres équipements étant prévue. Les livraisons débuteront en 2022 et Emirates n'a pas encore choisi entre les moteurs General Electric et Rolls-Royce.

Cette affaire s'est conclue malgré un contexte de tensions politiques au Moyen-Orient, qui pèse sur les milieux d'affaires. A la suite d'une crise entre le Qatar et ses voisins du Golfe, dont les Emirats arabes unis, Qatar Airways, qui avait ouvert le Salon de Dubaï il y a quatre ans avec l'annonce d'une énorme commande avec Emirates, n'est pas présente cette année. De son côté, l'Arabie saoudite a récemment procédé à une spectaculaire vague d'arrestations pour corruption, touchant les plus hauts cercles du pouvoir et de la famille royale.

Boeing décroche une commande supplémentaire

Et, se démarquant de ses concurrents qui tendent à supprimer des sièges de première classe, Emirates s'est rapproché de Mercedes-Benz pour lancer des suites de première classe dans ses avions, inspirées des habitacles de voitures de luxe.

Par ailleurs, Azerbaïdjan Airlines a annoncé une commande de cinq Boeing 787-8 Dreamliner et de deux avions cargos. Les Emirats arabes unis ont également annoncé un contrat de six milliards de dirhams (1,4 milliard d'euros) avec Lockheed Martin pour moderniser 80 avions de combat F-16, ainsi qu'un contrat de 35 millions de dirhams (8,2 millions d'euros) avec Thales Communications & Security pour l'armée.

Tim Hepher et Alexander Cornwell, Juliette Rouillon pour le service français

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