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L'Usine Aéro

Boeing 787 : la certification des batteries dans le collimateur des enquêteurs

Hassan Meddah , ,

Publié le , mis à jour le 08/02/2013 À 07H43

Selon le NTSB, un court-circuit, d'origine inconnue, dans l'une des cellules de la batterie, a provoqué les départs de feu survenus dans le 787 de la compagnie aérienne Japan Airlines (JAL) le 7 janvier dernier. Le bureau d'enquête met pour la première en fois en cause le travail des certificateurs.

Boeing 787 : la certification des batteries dans le collimateur des enquêteurs © Boeing

Sommaire du dossier

L'enquête progresse mais la raison exacte pour laquelle les batteries de deux Boeing 787 se sont enflammées est loin d'être éclaircie. Lors d'un point avec la presse, le NTSB, le Conseil national de la sécurité des transports américain, a indiqué avoir trouvé l'origine des départs de feu du 787 de la compagnie aérienne JAL : un court-circuit intervenu dans la cellule n°6 sur les huit des fameuses batteries lithium-ion embarquées par les Dreamliner.

"Ensuite, le phénomène s'est propagé aux autres cellules", a expliqué sa présidente Deborah Hersman, photos à l'appui. La température serait montée à 260 C° au sein des accumulateurs. Toutefois, ses enquêteurs n'ont pas déterminé l'origine précise de ce court-circuit.

Des investigations supplémentaires sont prévues sur le design de la batterie, ses mécanismes de charge, mais également sa production. "Nous n'avons pas encore atteint de conclusions définitives. Nous avons encore beaucoup de travail à faire", a indiqué prudemment Deborah Hersman.

Toutefois, l'enquête prend un nouveau tournant. Le NTSB s'intéresse dorénavant de près aux procédures de certification menées par la FAA, l'autorité américaine de sécurité aérienne. "Pour identifier la cause, nous identifions différents scénarios (….) Au delà de ça, il y a la question de la certification", a souligné la présidente du NTSB.

En effet, les deux départs de fumée survenus sur les avions japonais n'auraient jamais dû se produire selon les données issues de la certification de l'appareil. Ces données fournies par l'avionneur précisent qu'une telle propagation de fumée ne peut arriver qu'une fois toutes les 10 millions d'heures de vol.

"Or, c'est arrivé deux fois, sur deux avions différents, en moins de deux semaines", a rappelé la patronne du NTSB. La FAA avait pourtant pris des précautions supplémentaires du fait du design innovant des batteries lithium-ion et avait imposé à Boeing des critères de sécurité additionnels.

L'avionneur américain est directement mis en cause. Lors de la procédure de certification, ses tests ont été défaillants. Ils n'ont pas mis en évidence la possibilité d'une propagation de cellule à cellule ou d'un départ de feu, deux événements survenus lors de l'incident sur le 787 de la compagnie aérienne Japan Airlines le 7 janvier.

Un rapport intermédiaire sera remis par les enquêteurs du NTSB d'ici les 30 prochains jours. Il serait étonnant que la FAA, seul organisme habilité à autoriser la reprise des vols des 787, prennent une telle décision avant la publication de ces conclusions. Les Boeing 787 ne sont pas près de revoler de suite.

Hassan Meddah

Retrouvez toutes les actualités autour du 787 dans notre dossier Boeing face aux déboires de son 787

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