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L'Usine Auto

BMW s’ouvre aux start-up françaises

Frédéric Parisot , , ,

Publié le

Le constructeur allemand BMW a sélectionné trois start-up françaises du monde de la mobilité, dans le cadre d'un concours organisé par la filiale française. Les trois entreprises seront invitées à passer une semaine auprès des ingénieurs R&D de la marque, et seront présentes sur le stand BMW au Mondial de l’Automobile à Paris en octobre prochain.

BMW s’ouvre aux start-up françaises
Nicolas Reffé, PDG d'Oridao, récompensé lors des Tech Date BMW le 10 juin à Paris

Il n’y a pas qu’à Las Vegas que les entreprises de la French Tech ont la cote ! Oridao, Sentryo et Nexyad, trois start-up françaises, ont tapé dans l’œil de BMW. Elles ont été repérées lors d’un concours organisé à Paris le vendredi 10 juin dernier, baptisé BMW TechDate. Le constructeur bavarois avait invité vingt start-up à se présenter devant un jury d’industriels et d’entrepreneurs français, sous la direction du Président du directoire de la filiale française, Serge Naudin. 
 
Pour les trois sociétés finalistes, la récompense est double : une invitation à passer une semaine avec les équipes R&D du constructeur dans son centre d’innovation basé à Munich, et une place sur le stand qu’occupera BMW au prochain Mondial de l’Automobile de Paris, qui se tiendra du 1er au 16 octobre au Parc des expositions de Paris-Porte de Versailles.
 
Des portes pas souvent ouvertes aux start-ups
 
Pour l’instant, BMW ne prend aucun engagement ferme sur les éventuels partenariats qui pourraient voir le jour suite à ces échanges avec les start-ups. Mais pour ces jeunes pousses, être autorisées à franchir les portes de l'ingénierie de la marque à l’Hélice est déjà une victoire en soi. "Vu de l’extérieur, BMW est un constructeur qui développe beaucoup d’innovations en interne, avec des ingénieurs difficiles à rencontrer si vous n’êtes pas un grand équipementier. Donc pour nous ce concours, c’est un vrai gain de temps, en plus de nous offrir de la visibilité", estime Nicolas Reffé, Président d’Oridao, créée en 2008 et spécialisée dans les communications sécurisées entre objets connectés.
 
Pour la journée Tech Date, Nicolas Reffé ne s’est pas contenté de l’habituel Powerpoint de présentation de sa société. Son “pitch” est l’aboutissement de plusieurs mois de préparation : la technologie, que l’entreprise a développée avec Airbus Defence & Space grâce à des financements de la Direction générale de l'Armement (via le programme Rapid) et de Bpifrance, avait besoin d’être adaptée pour le monde de l'automobile. Mais les efforts de l’entrepreneur ont payé.
 
La voiture connectée pourra rouler déconnectée
 
Pourquoi le concept d’Oridao a-t-il séduit BMW ? Parce ce qu’il répond à un vrai besoin pour les voitures connectées : effectuer des transactions avec des équipements au bord de la route (paiement ou simple échange d’information), et cela même lorsque le véhicule n’est pas relié à Internet. Il s’agit d’un système de communication basé sur le protocole RFID, mais dont la portée a été étendue à une trentaine de mètres. Il permet à une voiture de reconnaître en quelques centaines de millisecondes des milliers d’objets intelligents (feux rouges, autres véhicules, etc.) et d’engager instantanément la communication avec eux. La voiture peut donc interagir avec son environnement même dans les lieux qu’elle visite pour la première fois, ou qu’elle traverse à grande vitesse.
 
Surtout, ces communications peuvent être sécurisées, grâce à une technologie de cryptage des transactions brevetée par Oridao et basée sur le principe de la “block-chain”. Cette technologie permet de certifier la validité d’une transaction sur Internet, en remplaçant le traditionnel système de “certificats” par une chaîne sur laquelle peuvent venir se greffer plusieurs équipements ou objets connectés.
 
"Nous avons adapté le block-chain au monde de l’automobile, pour permettre à un véhicule de participer à des transactions locales même s’il est hors ligne, complète Nicolas Reffé. Ainsi, lorsqu’un automobiliste se rendra à l’étranger, le véhicule pourra communiquer avec l’infrastructure, pour acheter une place de parking ou s’acquitter d’un péage par exemple. Une fois de retour en France le véhicule reporte toutes les opérations qui sont ajoutées à la block-chain et prises en compte de manière sécurisée."
 
La technologie de block-chain pour objets connectés développée par Oridao est déjà en test chez Airbus et Air France. Sera-t-elle proposée à bord des futurs modèles BMW ? Qu’en sera-t-il des technologies proposées par Sentryo et Nexyad ? Pour le savoir, il faudra attendre que le constructeur les adopte, puis tente de les imposer comme standards. Si tel est le cas, la filiale française de BMW pourra se targuer auprès de sa maison mère d’avoir été au-delà de sa fonction de distributeur pour jouer le rôle de découvreur de talents.
 
Frédéric Parisot

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