BMS cède deux médicaments à Biogen et à Roche, et signe avec Nordic Bioscience

Le géant américain Bristol-Myers Squibb se sépare de deux candidats-médicaments pour le traitement de maladies rares, qu'il cède à Biogen et à Roche, pour au moins 470 M$. BMS recentre sa R&D sur trois aires thérapeutiques, et signe une collaboration dans la NASH avec Nordic Bioscience.

Le groupe américain Bristol-Myers Squibb (BMS) a annoncé, le 13 avril, avoir signé deux accords de licence avec son compatriote Biogen et le Suisse Roche, pour un montant minimal de 470 millions de dollars (environ 438 M€). Biogen s'empare du BMS-986168, un anticorps monoclonal contre la protéine Tau, candidat-médicament contre la paralysie supranucléaire progressive (PSP), également connue sous le nom de syndrome de Steele-Richardson-Olszewski. Dans le cadre de cet accord de licence, BMS recevra un paiement initial de 300 M$, et éventuellement des paiements d'étapes pouvant atteindre 410 M$. De son côté, le groupe bâlois Roche fera l'acquisition du candidat-médicament BMS-986089, une adnectine anti-myostatine en développement contre la myopathie de Duchenne (DMD). Pour cette molécule, BMS recevra un paiement initial de 170 M$ de la part de Roche, et là encore, des paiements additionnels pouvant atteindre 205 M$ en fonction, notamment, de la réussite des essais cliniques de ce candidat-médicament. Dans les deux cas, Bristol-Myers Squibb recevra des redevances échelonnées à deux chiffres, si l'actif en question est approuvé et commercialisé. Ces deux accords sont soumis à l'approbation des autorités réglementaires et devraient être finalisés au cours du deuxième trimestre 2017, précise BMS. « Accorder la licence de ces actifs à Biogen et Roche permettra à Bristol-Myers Squibb de donner la priorité à d'autres opportunités prometteuses de développement d'actifs qui ont progressé dans notre portefeuille diversifié », a justifié Mike Burgess, directeur du développement des divisions Cardiovasculaire, Fibrose et Immunoscience de BMS. « Nous reconnaissons les besoins médicaux importants et non satisfaits des patients atteints de PSP et de DMD, et nous sommes heureux de mettre le développement futur de ces composés dans les mains de Biogen et de Roche, qui ont tous deux d'importantes capacités, intérêts et leadership dans les maladies neurodégénératives et rares ». Les deux sociétés acquièrent en effet des actifs prometteurs, puisque le BMS-986168 de Biogen est susceptible de pouvoir être utilisé dans le cadre de la maladie d'Alzheimer, tandis que le BMS-986089 de Roche pourrait également traiter d'autres troubles neuromusculaires en plus de la DMD.

BMS se lance dans le développement de biomarqueurs de la fibrose

Lors de l'annonce de ses résultats pour l'exercice financier de 2016, BMS avait laissé entendre son désintérêt pour les maladies rares, en affirmant que son pipeline s'orientait pour 2017 sur les maladies cardiovasculaires, l'immunoscience, qui regroupe les maladies auto-immunes, et la fibrose. « Ces programmes traitent de domaines où le besoin médical est élevé, comme l'insuffisance cardiaque, le lupus et la stéatose hépatique non-alcoolique », aussi appelée NASH, maladie du soda ou du foie gras. Bristol-Myers Squibb, qui possède six composés en phases I/II, entend bien s'implanter dans ce domaine thérapeutique relativement nouveau et encore peu exploité. Le 17 avril, BMS a ainsi annoncé avoir signé une collaboration avec la société de biotechnologie danoise Nordic Bioscience, pour développer une technologie de biomarqueurs visant à aider au diagnostic et au suivi des maladies fibrotiques telles que la NASH. « Répondre aux importants besoins de meilleurs outils de diagnostic et de surveillance des maladies fibrotiques est un élément clé de la stratégie de BMS sur la fibrose pour aider les patients qui souffrent de cette maladie affaiblissante », a assuré Mike Burgess. En s'associant à Nordic Bioscience qui cumule 25 ans d'expérience en termes de biomarqueurs, BMS entend développer une technologie innovante permettant à la fois de diagnostiquer la NASH, de suivre sa progression mais aussi de mesurer l'efficacité des traitements. Un élément important, puisque cette maladie, qui touche pour l'instant moins de 5 % de la population occidentale, pourrait connaître un boom dans les prochaines années, selon les experts en hépatologie, du fait de l'augmentation du surpoids, des maladies métaboliques et de la sédentarité.

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