Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Santé

Biotech et pharma veulent s’unir contre les maladies du cerveau

Marion Garreau , , ,

Publié le

La deuxième édition des Rencontres internationales de biotechnologies, dédiée aux maladies neurologiques, s'est tenue ce mercredi 3 novembre au Hub de Bpifrance. 15 start-up et 13 groupes pharmaceutiques se sont rencontrés en vue de signer d’éventuels partenariats.

Biotech et pharma veulent s’unir contre les maladies du cerveau © Fotolia

Les collaborations entre petits et grands acteurs de la santé sont un élément clé de l’innovation thérapeutique. Les Rencontres internationales de biotechnologies (RIB) ont vocation à les faciliter. La seconde édition, dédiée aux maladies neurologiques, s’est déroulée mercredi 2 novembre au sein du Hub de Bpifrance. Co-organisées par le Leem, la fédération des entreprises du médicament, et Bpifrance, celles-ci ont démarré par le pitch de 15 start-up présélectionnées devant 13 groupes pharmaceutiques, dont Ipsen, Sanofi et Roche, avant de laisser place à des rencontres en face à face.

"Il faut accélérer les partenariats car ils sont des leviers importants pour développer des médicaments innovants", a déclaré en préambule de cette journée Philippe Lamoureux, directeur du Leem. Cela est d’autant plus vrai pour les maladies du cerveau que les laboratoires pharmaceutiques butent depuis des années sur le développement de traitements innovants. Maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson, troubles psychiatriques, traumatismes du cerveau et de la moelle épinière : ces maladies touchent pourtant près d’un milliard de personnes dans le monde.

Partenariat pour des échanges confidentiels

Parmi les sociétés de biotechnologies présentes figure la pépite MedDay, fondée en 2011 et travaillant sur un traitement de la sclérose en plaque. Incubée à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), la société est en train de finaliser le développement de son candidat médicament le plus avancé, le MD1003, déjà disponible en France grâce à une autorisation temporaire d'utilisation (ATU). "Aujourd’hui, nous espérons pouvoir faire des partenariats pour aller plus loin, et notamment des partenariats commerciaux, explique Frédéric Sedel, président de MedDay. Etre présent aux RIB c’est aussi l’occasion de se faire connaître des petites sociétés et des chercheurs. Nous sommes ouverts à des collaborations avec d’autres start-up, pas seulement avec les Big Pharma, qui restent des entreprises très lourdes et centrées sur leurs domaines thérapeutiques."

Anselme Perrier, directeur de recherche à l’Inserm, était présent à la première édition des RIB l’an dernier, consacrée aux maladies rares. Il y avait participé en tant que fondateur de la spin-off Neuradis, qui étudie la maladie de Huntington. "En une journée, on avait pu entrer en contact avec 12 biotechs et pharma, se souvient-il. Cela nous avait permis de voir comment nos recherches étaient accueillies par de potentiels partenaires. Nous avons continué d'échanger avec plusieurs entreprises, dont Ipsen, avec laquelle on a récemment signé un partenariat pour des échanges confidentiels. Cela nous aide à voir comment on doit orienter les efforts de développement pour que notre projet aboutisse." En attirant des grands laboratoires étrangers tels Pfizer et Lilly, les RIB démontrent que ce décloisonnement intéresse par-delà les frontières.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle