BIOPREDIC ANALYSE LA CELLULE HUMAINE

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BIOPREDIC ANALYSE LA CELLULE HUMAINE



L'entreprise en bref

Lieu : Rennes (Ille-et-Vilaine).

Secteur : culture in vitro de cellules.

Chiffre d'affaires : 6,5 millions de francs .

Effectifs : 15 personnes.

Budget de recherche-développement : 20 % du chiffre d'affaires.

Effectifs en recherche-développement du centre : 9 personnes.

Biopredic est à l'aube d'une révolution commerciale. " Pour réussir notre développement, nous attendons que le législateur français adopte une position claire en matière de génétique ", déclare Christophe Chesné, directeur général de cette entreprise spécialisée dans la culture in vitro de cellules animales et... humaines.

Un catalogue de produits sans cesse élargi

Née en 1987 d'un transfert de technologies de l'Unité 49 de l'Inserm, qui travaille dans le domaine de la toxicologie et de l'hépatologie, Biopredic a mis au point une série de tests in vitro. Ils constituent une méthode visant à se substituer à l'expérimentation animale dans l'évaluation de nouveaux médicaments ou produits de soins pour le corps. Aujourd'hui, la cosmétologie regroupe les deux tiers de l'activité de cette PMI, le reste étant dédié à la pharmacologie. Constitué d'une équipe de quinze personnes, dont neuf ingénieurs, Biopredic peut analyser les cellules du foie, de la peau et des vaisseaux. Et ce catalogue de produits ne cesse de s'élargir, l'objectif étant de pouvoir procéder à cette étude cellulaire sur l'ensemble du corps humain. " Technologiquement, nous sommes en passe de réussir, mais nous manquons de tissus humains, car la bioéthique n'est pas claire. Les grands industriels de la pharmacologie ont peur d'être dans l'illégalité. Les laboratoires comme Biopredic sont aussi dans l'expectative. Nous attendons donc des décisions législatives ", commente Christophe Chesné. Il y a d'autant plus urgence que Biopredic, qui a déjà consacré " plusieurs millions de francs à l'innovation et à la mise au point technologique " de ses cultures cellulaires, entend faire progresser son chiffre d'affaires, pratiquement stable ces deux dernières années (6,5 millions de francs en 1995, contre 6 millions en 1994).

La PME, qui a quitté le site du Centre hospitalier régional pour s'installer dans ses propres locaux, construits sur la technopole de Rennes-Atalante, estime disposer du capital scientifique et commercial suffisant pour augmenter son activité commerciale, tant en France qu'à l'étranger, où elle ne réalise que 20 % de son activité. D'autre part, si la recherche-développement représente encore 20 % de son chiffre d'affaires total, Biopredic fera rapidement bais- ser ses travaux de recherche pour les confier à l'extérieur. L'unité Inserm 49, dont les dirigeants, Christiane et André Guillouzo, sont toujours actionnaires de Biopredic, reste le principal partenaire en étude fondamentale. Ce labora- toire médical public serait prêt à lui fournir un autre transfert de technologies lié à l'exploitation de cellules humaines. Pour diversifier ses sources technologiques, Biopredic s'est aussi approchée d'universités italiennes et nord-américaines, qui lui permettent d'accélérer son évolution scientifique, aux retombées mondiales. Car Biopredic dispose de brevets internationaux de la technique de congélation des cellules in vitro. Une conservation qui garantit un haut degré de différenciation cellulaire et offre des tests de meilleures valeurs prédictives. S. G.

USINE NOUVELLE N°2553

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