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Quotidien des Usines

Biomiscanthus France repense le bioplastique grâce aux herbes géantes

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Biomiscanthus France repense le bioplastique grâce aux herbes géantes

Investissement. Miscanthus giganteus. La formule pourrait presque faire croire à un remède incantatoire tout droit sorti d’un livre de sorcellerie. Pourtant, cette plante vivace, mieux connue sous le nom de « roseau de Chine », agite de plus en plus les sphères de la recherche et de l’industrie qui s’emploient à valoriser cette graminée résistante et peu gourmande en eau.

 
Fort de huit ans de travaux dans ce domaine, René Marchal, fondateur de la holding Biomiscanthus France créée en 2009, se lance dans une activité inédite : la production de bioplastique à partir de miscanthus. Si dans un premier temps, l’entreprise aura recours à la sous-traitance, une usine devrait voir le jour dans les mois à venir, pour un lancement de la production prévu en juin 2011.
 
Préférant ne pas dévoiler la localisation précise de cette nouvelle unité pour laquelle deux millions d’euros ont été investis, René Marchal précise que son activité serait « installée entre le Var et les Bouches-du-Rhône et ferait travailler sept personnes, voire une trentaine d’ici à trois ans. » Dans un souci de réduction des distances de livraison, une autre usine pourrait s’installer en Champagne-Ardenne. Mais le calendrier n’est cependant pas arrêté pour ce deuxième projet.

GARDER LE SECRET COMME COCA-COLA OU NUTELLA
 
Avec un « fichier de 700 clients » et un prix du plastique traditionnel impacté par un pétrole cher, l’entreprise vise une production annuelle comprise entre « 1 000 et 3 000 tonnes ». L’objectif a même, selon le dirigeant, de bonnes chances d’être revu à la hausse. Les granulés Biomiscanthus® serviront de nouvelle matière première pour la fabrication de tout un éventail de produits finis compostables et biodégradables, tels que les pots de fleurs pour les pépinières horticoles, les cartes de fidélité, les bouchons pour la cosmétique, etc. Contrepartie : un surcoût de 10% à 15% par rapport aux plastiques issus du pétrole.   
 
Loin des blouses blanches et des laboratoires, René Marchal se dit « autodidacte » : « J’ai juste pris le contrepied de mon père qui était dans la pétrochimie », ironise-t-il. « Sa » formule algorithmique confère selon lui « trois à cinq ans d’avance technologique » à la société, qui n’a pas déposé de brevet et préfère opter pour la « stratégie du secret, à l’image de Coca-Cola ou Nutella ».
 
En exploitant les propriétés du miscanthus, l’entreprise s’affranchit de la controverse liée à l’utilisation des ressources agricoles (maïs, fécule de pommes de terre, canne à sucre…), détournées de leur fonction nourricière au profit du marché du bioplastique. Le préjudice environnemental est par ailleurs moindre : « Il faut 200 litres d’eau pour fabriquer un kilo de maïs, rappelle René Marchal, alors que le miscanthus n’a besoin d’être arrosé qu’au moment de la plantation, les eaux pluviales suffisent par la suite ». Le miscanthus ne manque donc pas d’atouts, reste aujourd’hui à lui forger une notoriété industrielle.

Marie Herbet
 
 

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  • Biomiscanthus à Mende (48000)

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