Bilfinger avertit sur ses résultats pour solder le passé

FRANCFORT (Reuters) - Le groupe allemand de construction et de services Bilfinger a averti sur ses résultats mardi soir, en mettant en avant le coût de projets aux Etats-Unis approuvés juste avant l'arrivée de son actuel président du directoire Thomas Blades en juillet 2016.
Partager
Bilfinger avertit sur ses résultats pour solder le passé
Le groupe allemand de construction et de services Bilfinger a averti sur ses résultats, en mettant en avant le coût de projets aux Etats-Unis approuvés juste avant l'arrivée de son actuel président du directoire Thomas Blades en juillet 2016. La société a accusé une perte opérationnelle au deuxième trimestre et pense seulement parvenir à l'équilibre sur l'ensemble de l'exercice. /Photo d'archives/REUTERS/Lisi Niesner

La société a accusé une perte opérationnelle au deuxième trimestre et pense seulement parvenir à l'équilibre sur l'ensemble de l'exercice, abandonnant ainsi son précédent objectif d'une amélioration de sa marge d'Ebita.

Thomas Blades a entrepris d'amaigrir et de rationaliser Bilfinger, qui sur les deux années précédentes avait enchaîné six "profit warnings" et vu passer quatre présidents, sur fond de contraction de ses principaux marchés dans l'énergie.

En plus de faire le ménage dans les contrats précédents, la nouvelle direction a adopté une approche sélective dans les nouveaux projets et a réduit les dépenses de fonctionnement.

Le carnet de commandes est resté stable au deuxième trimestre, précise Bilfinger dans sa pré-annonce sur ses résultats qui seront publiés le 14 août.

Le groupe de Mannheim confirme ses objectifs d'une hausse organique des commandes en 2017 et ajoute que son programme de rachat d'actions de 150 millions d'euros débutera comme prévu à l'automne.

Bilfinger, autrefois un grand nom du BTP en Allemagne où il a notamment participé à la construction du Stade olympique de Munich, a fait le mauvais pari de se muer en société de services au début des années 2010, misant sur le secteur de l'énergie et de la pétrochimie peu avant la chute des prix du pétrole.

De 93 euros en avril 2014, son cours de Bourse est tombé à 34,39 euros à la clôture de mardi, bien que s'étant redressé d'un quart depuis l'arrivée de Thomas Blades il y a un an.

Sa capitalisation boursière, à 1,5 milliard d'euros, a fondu de moitié depuis 2011 quand la société d'investissement Cevian est entrée à son capital. Le fonds activiste suédois détient aujourd'hui 30% du groupe.

(Georgina Prodhan, Véronique Tison pour le service français)

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS