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COP21

Bilan, top, flop… Ce qu’il faut retenir de la quatrième journée de la COP21, et suivre aujourd’hui

Manuel Moragues , ,

Publié le

Dur retour à la réalité hier jeudi 3 décembre à la COP21 : les négociation avancent trop lentement et les 134 pays en développement du G77+Chine tapent du poing sur la table. Heureusement, Al Gore, réchauffe l'ambiance. Comme devraient le faire ce vendredi les militants d'Attac à l'ouverture de Solutions COP21. Et François Hollande au Sommet des élus locaux qui se tiendra à l'Hôtel de ville.

La quatrième journée de la COP21 démarre par un dur retour à la réalité après le bel élan des premiers jours. Jeudi 3 décembre, après 3 jours de négociations et des dizaines de réunions, le constat dressé à la vue de la nouvelle version du texte des négociations est bien peu enthousiasmant : seulement 5 pages en moins sur les 55 du texte original, toujours autant d’options et encore plus de crochets, énumère la Fondation Nicolas Hulot...

"A cette vitesse, les ministres qui arrivent la semaine prochaine vont sans doute se demander quels progrès ont été faits depuis que leurs chefs d’Etat sont passés à Paris !", s’alarme le responsable des négociations chez Greenpeace, dans un communiqué. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui préside aux négociations, n’a pas fini de mettre la pression sur les délégués…

Premier gros couac

Plus inquiétant, la COP a connu son premier gros couac. Après, déjà, un communiqué de presse alarmant mercredi soir, le G77+Chine, qui regroupe 133 pays en développement plus la Chine, a exprimé son mécontentement en conférence de presse mercredi après-midi.

Son porte-parole, l’ambassadrice sud-africaine Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a catégoriquement refusé que le soutien financier que doivent fournir les pays développés aux Etats du G77 soit soumis à des conditions sur le développement économique des pays receveurs. "Ceux qui tentent d’introduire des conditions économiques le font en violation des règles du processus multilatéral. Il s’agit d’un petit nombre de pays qui veulent faire capoter la COP21." Ambiance.

Le triple oui d'Al Gore

Changement de registre avec la très attendue conférence de presse d’Al Gore. L’ancien vice-président américain et prix Nobel de la paix 2007 avec le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a injecté un peu d’optimisme, bienvenu au Bourget.

Son résumé de la situation est le suivant : Devons-nous changer ? Oui parce que les conséquences néfastes du changement climatique sont déjà là.  Pouvons-nous changer ? Aujourd’hui oui grâce aux progrès technologiques. Allons-nous changer ? Oui et indépendamment de la COP parce que la société civile et les investisseurs ont pris la mesure du risque climatique. Simple.

Après les espaces Générations climat et La Galerie, la mobilisation de la société civile autour de la COP se poursuit ce vendredi 4 décembre avec l’inauguration de Solutions COP21, au Grand Palais. Au menu, une exposition publique de solutions pour lutter contre le dérèglement climatique et des conférences, films, etc.

Attac à Solutions COP21, Hollande au sommet des élus locaux

Avec une animation particulière pour ce premier jour : l’irruption annoncée de militants d’Attac, des Amis de la Terre et autres ONG pour dénoncer "les fausses solutions promues par les entreprises organisatrices que sont les gaz de schiste, les OGMs, les agrocarburants et les marchés du carbone", promettait hier un communiqué des ONG.

Sans oublier : "Les effets dévastateurs sur le climat et les communautés à travers le monde des modèles économiques des organisateurs tels que Engie, Coca-Cola, Avril Sofiproteol et Renault-Nissan seront également mis au jour."

Le grand événement de ce vendredi devrait être plus policé, protection des personnalités oblige : le Sommet des élus locaux pour le climat qui se tiendra à l’Hôtel de ville sous la houlette commune de la maire de Paris, Anne Hidalgo, et de Michael Bloomberg, ancien maire de New York et envoyé spécial des Nations Unies pour les villes et le climat.

François Hollande interviendra lors de l’ouverture de ce sommet qui réunira les maires de quelque 1000 villes du monde venus montrer qu’eux, à la différence des Etats et des gouvernements, agissent.

LA PHRASE DU JOUR : Nancy Pfund,  fondatrice du fonds de capital-risque américain DHL Investors

 

 

 

 

 

 

"Pourquoi SpaceX est une cleantech ? D'abord parce qu'ils recyclent leurs fusées, et ensuite parce que si nous ratons cette histoire d'accord sur le changement climatique, cela sera peut-être la solution ultime à l'adaptation !"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Top

 

La Chine a annoncé qu’elle moderniserait ses centrales à charbon pour réduire leurs rejets atmosphériques de 60% d’ici à 2020. De quoi, selon un communiqué du gouvernement cité par l’agence Chine nouvelle, réduire de 180 millions de tonnes de CO2 chaque année les émissions. De quoi, probablement avant tout, éviter aux Pékinois de trop souvent suffoquer comme en début de semaine.

 

Le Flop

 

Le Danemark a reçu le peu envié titre de « Fossile du jour » par le Climate Action Network, qui récompense ainsi le pays nordique pionnier de l’éolien qui envisage de réduire de 40% son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que de diminuer de près de moitié ses aides climatiques aux pays en développement.

 

 

Manuel Moragues

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