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BIENS D'EQUIPEMENTComau déploie ses brasEncore à l'état de projet, la prise de contrôle de Renault Automation par la filiale de Fiat marque une accélération dans sa stratégie de développement mondial. Car d'autres acquisitions pourraient suivre.

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BIENS D'EQUIPEMENT

Comau déploie ses bras

Encore à l'état de projet, la prise de contrôle de Renault Automation par la filiale de Fiat marque une accélération dans sa stratégie de développement mondial. Car d'autres acquisitions pourraient suivre.



Où s'arrêtera Comau ? La question revient avec insistance après l'annonce du projet de cession par Renault de 51 % du capital de Renault Automation à Comau d'ici à l'été prochain. Avec une promesse de vente des 49 % restants entre 2002 et 2004. L'acquisition de ce constructeur de machines d'usinage, d'assemblage mécanique et de montage pour l'automobile (100,3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 1998) semble n'être qu'une première étape dans la stratégie de Comau pour combler son retard sur ses concurrents directs, ABB Flexible Automation et Iwka (dont les ventes atteignent respectivement 1,2 et 1 milliard d'euros), puis les dépasser. La filiale à 65 % de Fiat affiche en effet d'énormes ambitions depuis quelque temps. Au point que, pour François Foll, le directeur général de PCI (0,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires), la filiale de PSA Peugeot-Citro'n partiellement concurrente de Comau, " elle veut manifestement s'assurer le leadership mondial ".

Des cibles en France et aux Etats-Unis

L'italien s'est d'abord porté candidat à la reprise du français Sciaky, le fabricant de lignes de soudage automatisées, en redressement judiciaire (voir " L'Usine Nouvelle " n¡ 2267 du 10 décembre 1998). Objectifs : étoffer ses capacités d'ingénierie, consolider ses positions chez certains constructeurs et... éliminer un concurrent ! Jugée insuffisante, son offre (3 millions de francs) a cependant été rejetée. " Ce n'est qu'une question de temps ", estime un observateur. A moins que l'autrichien Voest-Alpine, subitement intéressé, ne lui ravisse la PME francilienne sur le fil...Mais, sans attendre l'issue de la procédure, Comau a trouvé une nouvelle proie : ABB Préciflex Systems. Une filiale du géant helvético-suédois spécialisée dans l'assemblage de caisses en blanc (50 millions d'euros de chiffre d'affaires) et née de l'achat de cette activité, en 1994, à... Renault Automation ! "Ridicule !, s'exclame-t-on toutefois chez ABB France. L'heure est au contraire au développement de l'activité. " D'autre part, Comau souhaite se renforcer aux Etats-Unis. S'il possède une usine à Detroit, il n'a pas encore pu entrer chez Ford, notamment, dont le fournisseur principal est Pico. Or cette société familiale, qui pèse environ 0,76 milliard d'euros, est à vendre. Une aubaine pour Comau, qui s'est évidemment porté candidat. Bien que le groupe turinois se refuse à tout commentaire, sa frénésie s'explique par la redistribution des cartes dans le secteur. Comme dans la fourniture de composants, le marché des biens d'équipement pour l'automobile se structure. Alors que la spécialisation était la règle auparavant, les constructeurs transfèrent les compétences des services " méthodes " vers leurs fournisseurs et globalisent de plus en plus les lots. Dans un contexte de fortes pressions sur les prix (- 30 % depuis 1996) et de mondialisation des marchés. " Les clients se libèrent des contraintes de gestion de lancement des productions, et nous devons apporter un service complet ", expose Jean-Roger Gramond, directeur commer-cial du français Farman (groupe Iwka). En contrepartie, les calendriers de travail s'étendent sur deux, cinq, voire dix ans.

Renault Automation, victime de la nouvelle donne

Ainsi, les PME spécialisées sont condamnées à devenir des équipementiers de deuxième rang, à être achetées ou à disparaître. Réalisant 84 % de son chiffre d'affaires avec sa maison mère et PSA, Renault Automation n'a pas échappé à cette nouvelle donne. " Nous ne sommes pas assez significatifs ", reconnaît d'ailleurs Jean-Robert Passemard, directeur du marketing de Renault Automation. Malgré l'avance technique de ses centres d'usinage à moteurs linéaires, dont 140 unités sont en commande. Dans la bataille qui s'engage, Comau marque donc un point face à ses concurrents. Et, après l'accord entre Iveco et Renault V. I. dans les autocars et autobus et l'absorption d'AT Systèmes par Teksid dans la fonderie, Fiat met la main sur une nouvelle activité de Renault... Arnaud Jadoul







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