Biden pas préoccupé par l'effet de la hausse de l'impôt sur les sociétés

par Andrea Shalal

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Biden pas préoccupé par l'effet de la hausse de l'impôt sur les sociétés
Le président américain, Joe Biden, a défendu lundi sa proposition d'augmenter l'impôt sur les sociétés afin de financer les investissements qu'il ambitionne de réaliser pour moderniser les infrastructures, disant considérer qu'une telle mesure ne pénaliserait pas l'économie du pays. /Photo prise le 2 avril/REUTERS/Erin Scott

WASHINGTON (Reuters) - Le président américain, Joe Biden, a défendu lundi sa proposition d'augmenter l'impôt sur les sociétés afin de financer les investissements qu'il ambitionne de réaliser pour moderniser les infrastructures, disant considérer qu'une telle mesure ne pénaliserait pas l'économie du pays.

S'exprimant devant la presse, Joe Biden a soutenu que rien ne permettait d'attester que sa proposition de relever la fiscalité des entreprises aboutirait à faire fuir à l'étranger les sociétés américaines.

Il a une fois de plus fustigé l'attitude de la cinquantaine d'entreprises présentes dans la liste Fortune 500 qui n'ont payé aucun impôt au cours des trois dernières années, jugeant qu'il était temps pour elles d'assumer leur part du fardeau fiscal.

Prié de dire si un relèvement de 21% à 28% de l'impôt sur les sociétés les inciterait à partir à l'étranger, il a répondu: "pas du tout, il n'y a aucune preuve".

Son prédécesseur Donald Trump et les parlementaires républicains ont ramené en 2017 l'impôt sur les sociétés de 35% à 21%. Il avait promis de s'attaquer au dossier des infrastructures au cours de son mandat sans parvenir à honorer cette promesse.

Joe Biden affirme que les Etats-Unis ont besoin d'investir dans ce poste de dépenses afin d'améliorer la compétitivité du pays face aux pays qui mettent des milliards de dollars sur la table pour moderniser leurs infrastructures.

"Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour créer les conditions qui nous permettront de concurrencer le reste du monde qui investit dans ses infrastructures", a déclaré le président.

(Andrea Shalal; version française Nicolas Delame)

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