Quotidien des Usines

Besné mécanique de précision monte dans l’aéronautique

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Ce sous-traitant ajoute à son activité originelle d'outillage celle de fabricant de pièces d'avions. Pour assurer son développement, il prend à bras le corps l'enjeu de la formation.

Besné mécanique de précision monte dans l’aéronautique © Airbus

Les entreprises citées

Besné mécanique de précision est à mi-chemin d'un plan d'investissement de 4 millions d'euros, engagé voici un an. Deux bancs d'usinage de grandes dimensions dont une machine à portique de 10 x 4 mètres, puis une machine à plateau de 12 mètres ont été acquis. D'autres vont suivre. Une extension est également en cours, avec un premier bâtiment de 550 mètres carrés pour extraire des activités logistiques et redonner de l'espace aux surfaces de production. Là encore, d'autres constructions seront engagées.

La société coopérative, basée à Besné (Loire-Atlantique), accompagne ainsi sa stratégie de diversification vers la production de pièces aéronautiques de grandes dimensions, métalliques et composites, de structure ou de moteur. Elle intervient là en tant que sous-traitant de deuxième ou troisième rang pour des équipementiers comme Safran, Halgand, Duqueine, Sogerma…

Le métier originel de Besné mécanique est la production d'outillages, principalement pour l'aéronautique mais aussi pour la défense et l'énergie. L'entreprise prévoit 12 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année, contre 10 millions d'euros en 2013, dont déjà 2 millions d'euros dans les pièces.

Un effectif qualifié : une priorité pour l'entreprise

L'activité outillage reste soutenue compte tenu de la mise en place de nouveaux programmes dont l'A350. Ce programme d'investissement s'accompagne de l'embauche de 30 personnes supplémentaires. Dix recrutements ont déjà eu lieu, portant l'effectif à 100 salariés. Le recrutement reste cependant un goulet d'étranglement pour l'entreprise, et pour toute la filière en Loire-Atlantique. L'entreprise aurait un besoin immédiat de quatre fraiseurs, profil assez rare. Il lui en faudra davantage par la suite. Elle a décidé de monter elle-même, avec des partenaires, une formation de deux ans pour six jeunes en contrat de qualification, ce qui représentera un investissement de 300 000 euros sur deux ans. L'opération pourrait être renouvelée.

"Débaucher les salariés chez les uns ou les autres ne sert pas le territoire", note Loïck Anger, le PDG, appelant à une réflexion plus large sur le sujet. "A nous d'être attrayants, poursuit-il. Le fait d'être une Scop de taille humaine fait partie de nos atouts."

Emmanuel Guimard

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