Bernard Bigot réaffirme l'importance du nucléaire

Le haut commissaire, à la tête du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), considère que la suppression totale du nucléaire en France aurait un coût exorbitant. Un point de vue exposé dans le Figaro de ce 22 septembre, et qui fait écho à l'entretien déjà accordé sur le sujet à L'Usine Nouvelle en juin 2011.

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Bernard Bigot réaffirme l'importance du nucléaire
Bernard Bigot, haut commissaire responsable du CEA.

L'arrêt total de l'énergie nucléaire est en vogue : les écologistes le demandent depuis longtemps, les socialistes commencent à en parler. Dans une interview au Figaro publiée ce jeudi, le responsable du commissariat à l'énergie atomique (CEA) évoque le coût de cette décision, en comparaison avec la situation allemande.

L'impact de la sortie du nucléaire de l'Allemagne a été évalué à 250 milliards d'euros. "Pour ce qui est de la France, dont le parc nucléaire est plus de trois fois plus important que le parc allemand, je crois qu'à ce stade, aucun chiffre ne peut raisonnablement être avancé, car les ressources de substitution ne sont pas les mêmes" assure Bernard Bigot. "L'impact risque d'être encore plus lourd que la simple application d'une règle de trois." Plus de 750 milliards d'euros donc.

Ces évaluations interviennent alors qu'Eva Joly, candidate écologiste à la présidentielle, a qualifié mercredi le ministre de l'Energie, Eric Besson de "nucléocrate endoctriné". Il l'avait taxé d'incompétente sur le dossier du nucléaire.

Bernard Bigot a également annoncé des investissements dans les énergies renouvelables. "Dans les cinq ans qui viennent, le CEA propose de doubler son budget et ses ­effectifs dans ce domaine, à hauteur respectivement de 300 millions d'euros et 1800 personnes" précise-t-il. Cela vient rappeler que depuis 2010, le nom complet du CEA est "Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives".

En juin dernier déjà, Bernard Bigot s'était exprimé dans les pages de L'Usine Nouvelle sur un abandon du nucléaire et un développement des énergies renouvelables en France. "Un choix à court terme", avait-il précisé. "Pour aboutir à des solutions capables d'être déployées à l'échelle industrielle, il faut une synergie entre le développement industriel et la recherche", avait-il aussi avancé.

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