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L'Usine de l'Energie

Bercy veut modifier la structure d'EDF et réfléchirait à une scission du groupe

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Publié le , mis à jour le 24/11/2017 À 09H54

Infos Reuters Le ministère de l‘Economie réfléchit à différentes pistes pour modifier la structure d‘EDF, dont une scission des activités nucléaires, mais il n‘a pas arrêté de projet précis à ce stade.

Bercy veut modifier la structure d'EDF et réfléchirait à une scission du groupe
Le ministère de l'Economie réfléchit à différentes pistes pour modifier la structure d'EDF dont une scission des activités nucléaires.
© Paulo CC Flickr

Le ministère de l'Economie plancherait sur différentes pistes afin de modifier la structure d'EDF, a-t-on appris jeudi 23 novembre de trois sources au fait du dossier. Serait notamment étudié une scission des activités nucléaires, mais le ministère n'a pas arrêté de projet précis. “Bercy travaille sur le sujet. Certains considèrent [qu‘une scission du nucléaire] serait une bonne solution”, a indiqué une première source.

Les sources interrogées par Reuters ont toutefois ajouté que cette piste n‘avait pas été évoquée au sein de l’équipe de direction d‘EDF, que son conseil d‘administration n‘avait pas été consulté sur le sujet et qu‘aucun groupe de travail ne planchait dessus dans l‘entreprise. “Que des scénarios circulent, c‘est évident, mais à ce stade ça vient plutôt des banques conseils”, a déclaré l‘une des sources.

Le ministère de l‘Economie n‘a pas souhaité commenter ces informations. Mais ces informations font suite à des propos du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, selon lesquels une réflexion est en cours sur “l‘architecture” d‘EDF pour faire en sorte que l’électricien public mette davantage l‘accent sur les énergies renouvelables.

Une scission sur le même modèle que l'Allemand RWE ?

BFMTV a de son côté rapporté jeudi matin qu‘un schéma circulant depuis des mois consisterait à séparer les activités nucléaires d‘EDF du reste du groupe - en particulier des énergies renouvelables et des services énergétiques - et de “garantir au parc nucléaire un prix qui évoluerait en fonction de ses coûts”.

UBS évoquait déjà mardi dans une note une telle scission, sur le modèle de celle opérée par l‘allemand RWE, qui a rassemblé ses activités de gestion des réseaux et d’énergies renouvelables au sein de sa filiale cotée Innogy.

L‘action EDF gagnait 3,21% à 10,595 euros à 14h30, enregistrant la plus forte hausse de l‘indice parisien SBF 120 (+0,42%).

Un scénario déjà imaginé par Emmanuel Macron en 2016

“Le scénario de séparer le nucléaire vise à en faire une ‘facilité essentielle’ qui permettrait à tout le monde de s‘approvisionner au même prix”, a indiqué une des sources interrogées par Reuters.

Une autre de ces sources a pour sa part évoqué un “scénario de banquier”, rappelant qu‘Emmanuel Macron imaginait déjà cette piste lorsqu‘il était ministre de l‘Economie. En mars 2016, l‘actuel chef de l‘Etat déclarait ainsi lors d‘une audition à l‘Assemblée nationale que “le statut d‘objet coté du nucléaire français (n’était) pas satisfaisant” et qu‘une solution pourrait consister à “rompre le lien entre les activités dans le domaine du nucléaire en France et le reste du groupe”.

Evoquant “dans l‘entreprise, chez les salariés et les dirigeants, une volonté forte de maintenir l‘intégrité du groupe”, il soulignait toutefois la difficulté de mettre en œuvre un schéma qui “impliquerait (...) un démantèlement”.

De nombreux défis et une forte concurrence pour EDF

EDF, dont l‘Etat détient 83,4% du capital, est confronté à de nombreux défis, parmi lesquels des prix de marché déprimés en Europe, de lourds investissements dans le parc nucléaire français, la réalisation du projet de centrale de type EPR britannique d‘Hinkley Point ou encore la mise en œuvre du rachat de l‘activité réacteurs d‘Areva.

Le groupe subit également une concurrence accrue en France, avec une régulation qui l‘oblige à céder une partie de sa production nucléaire à ses rivaux dans le cadre d‘un dispositif - l‘Arenh - qu‘il critique régulièrement.

Pour Reuters, Benjamin Mallet et Geert de Clercq, avec Leigh Thomas, édité par Dominique Rodriguez

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1 commentaire

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24/11/2017 - 11h20 -

Un bonne petite "defeasance" à la "frenchie", les dettes d'un côté pour le budget de l'Etat, donc du "con-tribuable", et les recettes de l'autre pour la privatisation avec les copains, on connait on déjà fait cela, cela parait indolore mais cela ne change absolument rien à l'équation globale. La rénovation du parc nucléaire ou son remplacement par des centrales écologiques à pédales coutera au bas mot 50 milliards d'euros, et il faudra emprunter l'argent, à quel cout, mystère, sous quelle forme, on en a une idée, et on sait déjà qui paiera, et pendant ce temps là énarques et polytec, continueront à faire péter le connomètre à la tête d'entreprises qu'il ne connaissent pas, pour gérer des techniques qu'ils ne maitrisent pas, et des mettre en œuvre des stratégies qu'il n'inventent pas. C'est beau la France.
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