Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Bercy mise sur les patrons pour vendre la France à l’étranger

Solène Davesne ,

Publié le

Bercy a réuni pour la première fois une cinquantaine de dirigeants français de grands groupes étrangers. Objectif : améliorer l’attractivité de la France et son image. 

Bercy mise sur les patrons pour vendre la France à l’étranger

"Soyez des socios", tance Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur en référence aux supporters de football notamment du Real Madrid. Prêt à tout pour redorer l'attractivité de la France à l'étranger, les trois ministres de Bercy - Nicole Bricq, Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin - se sont pressé à la première conférence des dirigeants français d'entreprises étrangères.

Au ministère, une cinquantaine de grands cadres français travaillant pour des sociétés étrangères, dont Sony, Accenture, Microsoft ou Xerox, se sont réunis pour la première fois pour faire part de leur perception de l'attractivité de la France et de leurs recommandations. L'initiative a été lancée parmi les patrons français de filiales étrangères, et devrait se poursuivre avec la mise en place d’un réseau social informel des dirigeants français d’entreprises étrangères. "La plupart siègent dans les comex mondiaux et ont à arbitrer les décisions d'implantations industrielles dans tel ou tel pays. Leur vision doit être prise en compte", estime Olivier Marchal, le directeur EMEA de Bain & Company.

Des récriminations, ils en ont. "C'est passionnant d'entendre tout ce qui se dit en bien et en mal sur la France. Mais nous avons beaucoup de travail", conclut Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, qui entend continuer à travailler en réseau avec les dirigeants étrangers et tester sur eux le projet de marque France en cours d'élaboration, pour "voir ce qui peut marcher."

1000 décisions d’investissement étranger annuel

Mais pour les dirigeants étrangers, le principal signal vient de la communication. "C'est vrai qu'il y a un écart entre la réalité de la France, qui a des points faibles mais aussi des points forts, et sa perception à l'étranger. La grille de lecture est perturbée par la vision défendue par les médias anglo-saxons qui voient davantage nos points faibles", reconnait Pierre Liautaud, qui siège au comité exécutif monde du fabricant d'ascenseur finlandais Koné. Aux trois ministres de Bercy, le vice-président Europe du sud et Afrique du groupe a adressé une recommandation simple. "Des décisions comme la taxe à 75 % des hauts salaires ont dans les faits été vidés de leur contenu mais à l'étranger, elles continuent de nuire à l'image de la France", estime le dirigeant.

Pour les aider encore à convaincre les comités exécutifs les plus frileux à l'égard de la France, l'agence des investissements étrangers, l’Afii a publié un petit manuel pour ces nouveaux porte-paroles de l'Hexagone. Le petit fascicule d'une quarantaine de pages y rappelle les atouts de la France mais aussi que les Français travaillent 36,5 heures par semaine, davantage que les Britanniques ou les Suédois malgré la loi sur les 35 heures et qu’ils ont la quatrième plus forte productivité horaire. Une façon de combattre "les clichés" selon l’Afii. L’enjeu est de taille. Le gouvernement s’est fixé pour objectif d’atteindre 1000 décisions d’investissement étranger annuel à la fin du quinquennat, contre 700 en moyenne ces dernières années. 

Solène Davesne

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle