Benoît Hamon promet de "durcir le ton" sur l'étiquetage européen de la viande

Le ministre français de la Consommation, Benoît Hamon, a déploré le manque de volonté de la Commission européenne pour mettre en place un étiquetage européen. Pour lui, le scandale de la viande de cheval représentait pourtant "une occasion très concrète de montrer en quoi l'Union européenne pouvait protéger les consommateurs".

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Benoît Hamon promet de

Benoît Hamon, a fait savoir jeudi 6 juin qu'il allait "durcir le ton" contre la Commission européenne sur la question de l'étiquetage de l'origine des viandes utilisées dans les plats cuisinés, relancée par le récent scandale de la viande de cheval.

"On va durcir le ton (...), je suis très, très fâché", a déclaré à la presse le ministre français de la Consommation, qui s'exprimait depuis Londres où se tenait un forum sur l'investissement dans l'économie sociale.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

"Je ne suis pas satisfait du tout de la réponse de la Commission européenne, nous allons lui écrire avec (le ministre de l'Agriculture) Stéphane Le Foll", a ajouté le ministre, également en charge de l'économie sociale et solidaire.

"Il fallait modifier la réglementation sur la traçabilité de la viande comme ingrédient, dans ce domaine là, la Commission européenne se retranche derrière les positions de certains pays qui sont les positions des lobbies de la viande", a-t-il dénoncé.

"Je trouve qu'elle a perdu une occasion très concrète de montrer en quoi l'Union européenne pouvait protéger les consommateurs (...) Je trouve ça regrettable, nous le lui dirons, nous le dirons publiquement", a encore dit le ministre.

Sous la pression de plusieurs états membres, dont la France, la Commission s'est pour le moment seulement engagée à rendre un rapport sur l'étiquetage pour la fin de l'été ou le début de l'automne. Bruxelles souhaite durcir les sanctions financières applicables en cas de fraude alimentaire et renforcer les contrôles à mener tout au long de la chaîne. Une proposition en ce sens sera présentée dans les prochains mois.

Partager

PARCOURIR LE DOSSIER
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS